Théorie
Nous disposons de la définition de l'
espérance mathématique d'une
fonction de variable aléatoire
, selon laquelle
est la fonction de densité.
Ceci peut être étendu aux probabilités discréte en sommant grâce à une mesure discréte, de type Dirac.
L'idée est de produire un échantillon de la loi , et de calculer un nouvel estimateur dit de Monte-Carlo, à partir de cet échantillon.
Cet estimateur est construit à partir de la moyenne empirique, qui est un estimateur sans biais de l'espérance:
Ceci est l'estimateur de Monte-Carlo. Nous voyons bien qu'en remplaçant l'échantillon par un ensemble de valeurs prises dans le support d'une intégrale, et de la fonction a intégrer, nous pouvons donc construire une approximation de sa valeur, construite statistiquement.
Exemples
La résolution du
Problème du voyageur de commerce demande du temps, et des algorithmes compliqués. La méthode de Monte-carlo peut fournir dans ce cadre une méthode de résolution efficace.
Détermination de la valeur de π (pi)
Cette méthode est proche de celle de
Buffon.
Soit un point M de coordonnées (x, y) 0
On tire aléatoirement les valeurs de x et y.
Si alors le point M appartient au disque de centre (0,0) de rayon 1.
La probabilité que le point M appartienne au disque est π/4.
En faisant le rapport du nombre de points dans le disque par rapport au nombre de tirage on obtient une approximation du nombre π/4 si le nombre de tirage est grand.
Détermination de la superficie d'un lac
Cet exemple est un classique en vulgarisation de la méthode de Monte-Carlo. Soit une zone rectangulaire ou carrée dont la longueur des côtés sont connus. Au sein de cette aire se trouve un lac dont la superficie est inconnue. Grâce aux mesures des côtés de la zone, on connaît l'aire du rectangle. Pour trouver l'aire du lac, on demande à une armée de tirer X coups de canon de manière aléatoire sur cette zone. On compte ensuite le nombre N de boulets qui sont restés sur le terrain, on peut ainsi déterminer le nombre de boulets qui sont tombés dans le lac : X-N. Il suffit ensuite d'établir un rapport entre les valeurs :
Par exemple, si le terrain fait 1000 m, que l'armée tire 500 boulets et que 100 projectiles sont tombés dans le lac alors la superficie du plan d'eau est de : 100*1000/500 = 200 m.

Bien entendu, la qualité de l'estimation s'améliore en augmentant le nombre de tirs et en s'assurant que les artilleurs ne visent pas toujours le même endroit mais couvrent bien la zone. Cette dernière remarque est à mettre en parallèle avec la qualité du générateur aléatoire qui est primordiale pour avoir de bons résultats dans la méthode de Monte-Carlo. Un générateur biaisé est comme un canon qui tire toujours au même endroit : les informations qu'il apporte sont réduites.
Application au modèle d'Ising
Articles connexes
Bibliographie