Fronton (en latin Marcus Cornelius Fronto, Cirta, Numidie, v. 100 – v. 170), était un grammairien, rhétoricien et avocat africain romanisé. Précepteur de Marc Aurèle et Vérus choisi par Hadrien, ami d’Antonin et de Marc Aurèle, Fronton a été consul en 143 et se retrouve au cœur d’un réseau de solidarité de sénateurs africains, qui comprend notamment son beau-fils C. Aufidius Victorinus, consul en 155.
Fronton, qui se disait « libyenancêtres des berbères issu de Libyens nomades », est connu pour une riche correspondance, qui ne nous est parvenue que sous la forme de palimpsestes et reste donc fragmentaire. Il échangea des lettres en latin et en grec avec des empereurs (ses élèves Antonin le Pieux, Marc-Aurèle et Lucius Verus), l'historien Appien et divers membres des grandes familles sénatoriales. Son approche de la rhétorique, qu'il considère comme source de tout savoir, même philosophique, fait son originalité et son intérêt.
Notes
Bibliographie
- Fronton (traduction et commentaire de Pascale Fleury, avec la collaboration de Ségolène Demougin), Correspondance, Les Belles Lettres, Paris, 2003.
- Fronton Eloge de la négligence et autre textes, traduction du grec et du latin, préface et notes par Nicolas Waquet, Payot et Rivages, coll. 'Rivages Poche/Petite Bibliothèque' N°588, 136 pages, Paris 2007, ISBN : 978-267436-1729-5
- Pascal Quignard, dans Rhétorique Spéculative, 1995, place Fronton comme l'origine d'un courant anti-philosophique, littéraire, fait d'images (métaphores).
- Anthony R. Birley, Septimius Severus, the African emperor p43, routledge, 1999
- Barnaby Rogerson, History of North Africa p75, interlink books, 2001
- The Berbers, Michael Brett and Elisabeth Fentress p53, Blackwell, 1997
- Gabriel Camps, Les berbères p122, editions errance, 1995
- Vincent Serralda, Le berbère lumière de l'occident p48, editions latines, 1989