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Dernière modification: 2007-12-04
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Catégorie: Nicolas Sarkozy Naissance en 1955 Président de la République française Nom de convenance Ancien élève de l'Institut d'études politiques de Paris Avocat français Grand-croix de la Légion d'honneur Ancien président de conseil général ancien conseiller général des Hauts-de-Seine Ancien député des Hauts-de-Seine Député européen 1999-2004 Gaullisme Personnalité du Rassemblement pour la République Personnalité de l'Union pour un mouvement populaire Réseaux Pasqua Ministre français de l'Aménagement du territoire Ministre français de l'Intérieur Ministre français des Finances Ministre français du Budget Ministre français de la Communication Porte-parole du gouvernement français Candidat à une élection présidentielle française

Nicolas Sarkozy

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|présidence2= |prédécesseur=Jacques
Chirac;
|successeur= |naissance= |lieu naissance=Paris XVII |république=Cinquième République }}

Nicolas Sarkozy , né le à Paris (17 arrondissement), est un homme d'État français, président de la République française depuis le .

1 Biographie
1.1 Origines familiales
1.2 Parcours universitaire
1.3 Famille
1.4 Carrière politique
2 Controverses
3 Synthèse du parcours politique
4 Distinctions et décorations
5 Informations complémentaires
6 Bibliographie
7 Voir aussi
8 Notes et références

Biographie

2005]]
), le 3 décembre 2005]]

Origines familiales

Nicolas Sarkozy, de son nom complet Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-BocsaLa forme complète de son nom est très rarement employée. On la retrouve cependant sur les documents officiels, par exemple sur le décret du le nommant chevalier de la Légion d'honneur : . fichier pdf Liens externes (vers le bas de la troisième page)., souvent dit « Sarko » par ses partisans comme ses adversaires, est le fils d'un immigré hongrois naturalisé français : Pál Sárközy de Nagybocsa (en hongrois nagybócsai Sárközy PálEn hongrois, le prénom se met toujours après le nom de famille. Le mot nagybócsai est un adjectif de titre nobiliaire qui indique la provenance et ne fait pas partie du nom de famille proprement dit. Selon l'usage de la petite noblesse hongroise, il est généralement écrit avec une minuscule et se place avant le nom de famille ; il est toujours traduit dans les autres langues (en français et anglais de Nagybocsa, en allemand von Nagybocsa, etc.)) né à Budapest le 5 mai 1928, dans une famille de la petite noblesse hongroise anoblie le par l'Empereur Ferdinand II, roi de Bohême et de HongrieLa saga hongroise de la famille Sarkozy Liens externes, Le Figaro, 7 février 2007. Son ancêtre, un paysan qui s'est battu contre les Turcs, n'a pas reçu de réel titre de noblesse mais le droit de faire suivre son nomLe nom « Sárközy » signifie « du Sárköz ». Le Sárköz est une une petite région de Hongrie comprise dans le département de Tolna autour des villages de Őcsény, Decs, Sárpilis et Alsónyék. par celui de son village d'origine et l'usage d'un blason« Le berceau des candidats », VSD, 21 mars 2007.. La famille possédait des terres et un petit château dans le village d'Alattyán (près de Szolnok), à 92 km à l'est de Budapest. Le père et le grand-père de Pál Sárközy avaient des fonctions électives à la mairie de Szolnok (dont celle d'adjoint au maire pour le grand-père). À l'arrivée de l'Armée rouge en 1944, la famille est expropriée et s'exile. Après de nombreuses péripéties à travers l'Autriche et l'Allemagne, Pál Sárközy rencontre un recruteur de la Légion étrangère à Baden-Baden. Il s'engage pour cinq ans et fait ses classes en Algérie à Sidi-Bel-Abbès. Il est cependant déclaré inapte au départ pour l'Indochine, puis démobilisé à Marseille en 1948. Il francise alors son nom en Paul Sarközy de Nagy-Bocsa. Devenu publicitaire, il rencontre en 1949s Andrée Mallah, alors étudiante en droit, qu'il épouse. Cette dernière est la fille de Bénédict Mallah, chirurgien du 17 arrondissement de Paris, issu d'une famille de Juifs séfarade chassée d'Espagne puis installée à Salonique à partir du XVIIe siècle« La famille juive sépharade de Mme Andrée Mallah, mère de Nicolas Sarkozy » Liens externes par David Rosenfeld, sur le site Officiel de la Chambre de Commerce France Israël, 1er décembre 2007, marié à Adèle Bouvier, infirmière catholique née dans une famille savoyarde devenue française en 1860.

Nicolas Sarkozy naît en 1955 dans le 17 arrondissement de Paris. Il a deux frères : Guillaume, né en 1951, futur chef d'entreprise dans le textile (vice-président du MEDEF entre 2000 et 2006) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie. Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959 et divorce, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Paul Sarkozy se remarie trois fois. De son deuxième mariage, il a deux autres enfants : Caroline et Pierre-Olivier, banquier à New York.

Parcours universitaire

Ancien élève du Cours Saint-LouisVirginie Le Guay, L'irrésistible ascension d'un homme pressé Liens externes, Le Journal du Dimanche, 6 Mai 2007 situé rue de Monceau à Paris, Nicolas Sarkozy obtient un baccalauréat B en 1973. Sa famille s’installe à Neuilly.

Étudiant à l’Université Paris X Nanterre, il y obtient une maîtrise de droit privé en 1978 et effectue son service militaire. Il entre ensuite à Sciences Po dont il n'est pas diplômé en raison de notes éliminatoires en anglaisCatherine Nay, Un pouvoir nommé désir. Il obtient en février 1980 un DEA en sciences politiques avec un mémoire sur le référendum du .

En 1981, après avoir envisagé le journalisme, il obtient le Certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère.

Il devient alors le collaborateur de l'avocat Guy Danet, puis l'un des trois associés du cabinet d'avocats parisien « Leibovici - Claude - Sarkozy », un cabinet qui compte onze avocats spécialisés dans le droit immobilier. Cependant, l'exercice de la profession d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il renonce à l'exercer pendant ses périodes d'activité gouvernementale.

Famille

Le , Nicolas Sarkozy épouse Marie-Dominique Culioli, fille d’un pharmacien corse de Vico, dont il a deux fils, Pierre (né en 1985) et Jean (né en 1987). Son témoin de mariage est Charles Pasqua.

En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albéniz, lorsqu’en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l’animateur de télévision Jacques Martin. Elle quitte ce dernier pour Nicolas Sarkozy en 1989 : elle obtient le divorce et l'épouse en octobre 1996. Ils ont pour témoins Martin Bouygues et Bernard Arnault. Leur fils, Louis, naît en 1997.

Le ils annoncent, dans un communiqué officiel de l'Élysée, leur Afp.com Liens externes - Consulté le 18 octobre 2007. avant d'officialiser leur divorce par consentement mutuel.

Carrière politique

Formation

Il adhère à l’Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 où il rencontre Charles Pasqua et milite pour l’élection de Jacques Chaban-Delmas. En 1975, il devient le délégué départemental des jeunes des Hauts-de-Seine. En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua à propos duquel il déclare en 1983 . Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, et est élu conseiller municipal de Neuilly en 1977.

Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980.Reportage sur les jeunes chiraquiens Liens externes, Journal de 20 heures, TF1, 24 mars 1981

En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé subitement. Chargé d'organiser la primaire au sein de la droite pour la succession d'Achille Peretti, il prend de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, alors hospitalisé pour l’opération d’une hernieCharles Pasqua qualifiera cet épisode « d'aussi inélégant qu'inutile » dans son livre Ce que je sais au Seuil. Il est chargé de mission de mars 1987 à mai 1988 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur« Sarkozy et Tchernobyl, la rumeur qui court le net » Liens externes, Le Monde, 11 avril 2007. Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38 ans.

Le gouvernement Balladur et le ministère du Budget (1993-1995)

Lors de la large victoire de la droite aux élections législatives de mars 1993, Nicolas Sarkozy est réélu député de Neuilly au premier tour avec 64,9 % des voix, puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur. En tant que porte-parole du gouvernementBiographie de Nicolas Sarkozy sur le site de l'UMP Liens externes il commence à se faire connaître du grand public.

L'affaire Human Bomb

En , lors de l’affaire de la maternelle de Neuilly, ville dont il est maire, Nicolas Sarkozy négocie directement avec Éric Schmitt, alias « Human Bomb », un informaticien dépressif. Ce dernier, cagoulé et armé d'un pistolet et d'une charge d'explosifs, retient en otage 21 enfants dans une classe de maternelle. Il est finalement abattu par le RAID.

Le soutien à Édouard Balladur, la « traversée du désert » et le retour en grâce

En 1995, il soutient Édouard BalladurNicolas Sarkozy sur France 2, le 30 janvier 1995 Liens externes contre Jacques Chirac pour l'élection présidentielle. Il abandonne son poste de pour devenir porte-parole et directeur de campagne du candidat Balladur. Celui-ci est longtemps favori des sondages mais se retrouve finalement éliminé dès le premier tour, avec seulement 18,6 % des suffrages. Le 5 mai, lors du dernier meeting de Jacques Chirac avant le second tour, Nicolas Sarkozy est sifflé et hué. À la suite de la victoire du président du RPR, il n'obtient aucun poste ministériel dans le gouvernement Juppé. Au cours d'un bref passage à une réunion nationale du RPR, le 15 octobre 1995, il est à nouveau conspué. C'est le début d'une « traversée du désert » qui durera jusqu'en 1997.

En 1997, la victoire législative de la gauche favorise son retour en grâce, grâce à Dominique de Villepin. Avec Philippe Seguin comme président, il exerce de 1997 à 1999 la fonction de secrétaire général du RPR.

Les élections européennes de 1999

D'avril à octobre 1999, Nicolas Sarkozy devient président par intérim du RPR, succédant à Philippe Seguin, qui en avait démissionné brutalement. Il conduit conjointement avec Alain Madelin la liste RPR-DL aux élections européennes de 1999 et devient tête de liste après le départ de Philippe Seguin. Ces élections sont marquées par une sévère défaite : la liste arrive en troisième position avec seulement 12,82 % des suffrages (en comparaison, la liste d'union RPR-UDF qui avait été conduite par Dominique Baudis en 1994 était arrivée en première place avec 25,58 %), et obtient un résultat inférieur à la liste menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05 %). Il confiera alors à ce dernier : « Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir... »Citation rapportée par Eric Branca et Arnaud Folch dans Le mystère Villiers, éd. du Rocher, 2006.

Démissionnant de la présidence par intérim du RPR le 14 juin 1999, il renonce alors à toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale. Il assiste tout de même, en 2001, au 25 anniversaire de la création du RPR. Pendant cette période, il rejoint le cabinet d'avocats où il exerce et publie en 2001 un livre, Libre.

La XII législature (2002-2007)

La XII législature est une période d'ascension pour Nicolas Sarkozy, tant politique - gouvernementale et de parti - que médiatique et populaire. Il est réélu député de Puteaux et de Neuilly-sur-Seine, à l'occasion des élections législatives de 2002. Il est le député de droite le mieux élu, avec 68,78 % des voix. Après le 21 avril 2002, il devient la cible privilégiée des critiques de l'opposition.

Gouvernements Raffarin
(transports Parisiens), le 13 mai 2002.]]
Ministre de l'Intérieur (2002-2004)
En 2002, il soutient la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre et le nomme ministre de l'Intérieur. Il impose un style « musclé » et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s'affirmer par l'action.

Il organise avec Gilles de Robien, ministre des Transports, une politique plus répressive sur les excès de vitesse destinée à renforcer la sécurité routière. Cette politique dont l'aspect le plus emblématique sera la multiplication des radars automatiques sur les routes contribue à une baisse notable du nombre d'accidentés.

Il soutient la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM) initiée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement et intervient sur les dossiers de l'éducation et des retraites.

Par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003La loi n°2003-239 du 18 mars 2003 sur la sécurité intérieure peut être consultée , complétée par la Loi PerbenLoi n° 2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité, le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l'origine aux délinquants sexuels, a été étendu à toute personne soupçonnée d'un quelconque délit (sauf délit d'initié ou financier), et laissé au libre choix des policiers et des gendarmes, sans que les preuves de culpabilité ne soient obligatoirement établiesDétails de la loi par un avocat défendant sa cliente Liens externes. Cette loi a notamment permis le fichage génétique de faucheurs d'OGM, d'étudiants anti-CPEGrève de la salive chez les réfractaires au fichage ADN Liens externes, Libération'', 13 novembre 2006. Les personnes refusant de se laisser ficher risquent jusqu'à euros d'amende et un an de prison.

Malgré sa connaissance du tissu social corse grâce à ses liens familiauxLes Racines corses du président, par Jacques Follorou, publié le 4 juillet 2007 dans Le Monde, édition imprimée datée du 5 juillet 2007 ., sa politique dans l'île est marquée par le rejet de la proposition de réorganisation administrative pour laquelle Nicolas Sarkozy s'était engagé, suite au référendum local en date du 6 juillet 2003. Yvan Colonna, recherché dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Érignac, est arrêté après une cavale de quatre ans, l'avant-veille de ce référendum. Il est à noter que les familles Colonna et Culioli-Sarkozy ont été et sont toujours amenées à se côtoyer.

Il se donne pour objectif de mener une lutte vigoureuse contre la recrudescence d'actes antisémites en France. Son action contre l'antisémitisme est saluée par le Centre Simon-Wiesenthal qui lui décerne son Prix de la Tolérance en 2003 et le consistoire central de France, l'institution administrant le culte israélite en France, saluera « l'extrême sévérité » dont a fait montre Nicolas Sarkozy dans la répression des actes antisémitesCommuniqué du Consistoire central de France Liens externes.

Ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (mars-novembre 2004)
;;Action Il est nommé ministre d'État, de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en mars 2004, poste qu'il occupe pendant neuf mois. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit« Nicolas Sarkozy veut associer davantage les collectivités locales à la réduction du déficit public », Maire-Info.com, 22 juin 2004 Liens externes ; il annonce en 2005 le respect par la France du pacte de stabilité, avec un déficit de 2,9 % du PIB.

Au niveau industriel, il fait passer la participation de l'État de 50,4 à 41 % du capital de France Télécom en septembre 2004, conclut le changement de statut d’EDF et GDF, et annonce la privatisation partielle du groupe Areva. Dans le secteur privé, il fait intervenir l’État pour empêcher le dépôt de bilan du groupe Alstom et favorise la fusion Sanofi / Aventis face à Novartis. En immisçant l'État français dans le marché aux dépens d'intérêts allemands (participations dans Aventis et approches de Siemens pour Alstom), il irrite les dirigeants allemandsLepoint.fr Liens externes. Il dénonce également les hausses de prix dans la grande distribution ou les banques, et signe des accords avec les professionnels concernés. Ces accords ont cependant été contestés lors de leur signature par les syndicatsL’Humanité, 19 juin 2004 Liens externes, puisque selon eux, ils ont eu pour conséquence la réduction de postes administratifs et d’encadrement avec la suppression éventuelle de nombreux postes entre 2005 et 2007.

Nicolas Sarkozy ayant déclaré son intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 et laissé entendre qu’il briguerait la présidence de l’UMP suite au départ d’Alain Juppé, Jacques Chirac, dans son entretien télévisé du 14 juillet 2004, le met en demeure de choisir entre ce dernier poste et le ministère. À une question à ce propos, le président français lance qui est mal perçu par les proches de Nicolas Sarkozy. Lors du Congrès du 28 novembre 2004, il est élu président de l’UMP par les militants avec 85,1 % des voix. Le lendemain, il présente sa démission à Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin. Il est remplacé par Hervé Gaymard.

;; Bilan

Gouvernement Villepin, ministre de l’Intérieur (2005-2007)

Le , deux jours après le résultat négatif du référendum portant sur le Traité constitutionnel européen, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin démissionne. Nicolas Sarkozy est nommé ministre d'État, ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, « numéro deux du gouvernement ». Il cumule ainsi poste ministériel et présidence de l’UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l’État, lors de son interview du 14 juillet 2004. Il conserve également la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine.

  • Affaire Nelly Crémel
Au cours de l’affaire Nelly Crémel — une jeune femme assassinée par deux repris de justice tout juste libérés — Nicolas Sarkozy demande que le juge de remise des peines responsable de leur sortie de prison soit sanctionné, ce qui lui vaut un rappel à l’ordre du Premier ministre et les reproches du Syndicat de la magistrature, invoquant la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice.

  • Immeubles ou dangereux
À la suite de plusieurs incendies survenus dans des immeubles insalubres, qui causèrent la mort de nombreuses personnes dont des enfants, Nicolas Sarkozy demande que les immeubles insalubres ou dangereux, voués à la destruction, soient évacués. Quelques associations, dont l’association Droit au logement, voient dans cette mesure un prétexte à l’expulsion sans relogement des locataires et des squatteurs. En août 2006, à Cachan, le plus important squat de France est évacué par la police. Les occupants sont finalement presque tous relogés« Cachan : les anciens occupants régularisés, le relogement en cours » Liens externes.

  • Scientologie
Dans son livre La République, les religions, l’espérance, Nicolas Sarkozy parle de la reconnaissance des « nouveaux mouvements spirituels » et, après avoir rencontré, le , l’acteur et scientologue Tom Cruise, il affirme ne pas avoir d'opinion arrêtée sur la scientologie. Pourtant, dans son livreLa République, les religions, l’espérance, p. 136, Nicolas Sarkozy avait parlé de la scientologie comme d’une secte :

Le , alors qu'il effectue une visite dans une cité de La Courneuve, au lendemain de l'homicide d'un enfant de onze ans victime de balles perdues, il déclare : « Les voyous vont disparaître, je mettrai les effectifs qu'il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000 »Le Monde, 21 juin 2005.. Une dizaine de jours plus tard, toujours à La Courneuve, il renchérit : « Le terme « nettoyer au Kärcher » est le terme qui s'impose, parce qu'il faut nettoyer cela »France 2, .. Les mots « nettoyer » et « Kärcher » font aussitôt l'objet d'une vive polémique, à l'origine de la rupture avec le ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances, Azouz Begag« Azouz Begag tenté par François Bayrou », Le Figaro, Liens externes.

En septembre 2005, Nicolas Sarkozy incite les préfets à la fermeté contre tous ceux qui mettent en cause la sécurité des « Français », en premier lieu les gens du voyage, les jeunes des banlieues, les immigrés illégaux« M. Sarkozy contre l’anti-France », Le Monde diplomatique, 21 septembre 2005 Liens externes.

Le , à 22 heures, au cours d'une visite d'un quartier dit défavorisé d'Argenteuil, la situation est assez tendue : le ministre est insulté par des jeunes du quartier et est l'objet de jets de pierres sur son passage. Les journaux télévisés diffuseront à de nombreuses reprises les images du ministre déclarant, en s'adressant à un interlocuteur invisible à l'écran : France 2, Journal de 20 heures, 26 octobre 2005 Liens externes. L'usage du mot « racaille » par le ministre suscita une importante polémique dans la presse, créant l'hostilité des groupes de jeunes issus des quartiers sensibles.
L'Humanité soupçonne le ministre d'avoir délibérément employé cette expression pour occuper l'espace médiatiqueL'Humanité Liens externes et Le Monde fait part de l'inquiétude des jeunes des quartiers sensibles« Les jeunes des cités inquiets d'une possible victoire de Nicolas Sarkozy » Le Monde Liens externes. Le 6 novembre, les journalistes d'Arrêt sur images précisent que la fameuse phrase était adressée en réponse à une habitante demandant à Nicolas Sarkozy, depuis son balcon, de « débarrasser le quartier de cette racaille »Arrêt sur images, 6 novembre 2005 Liens externes. La présentatrice Françoise Laborde explique comment s'est opéré le traitement médiatique de cette affaire : il y avait d'une part la tentation pour la télévision d'aller au sensationnel et, d'autre part, un possible parti-pris de certains journalistes contre Nicolas Sarkozy.

  • Les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises

En octobre 2005, après la mort dans un transformateur EDF de deux adolescents qui fuyaient la policeArte, « L'embrasement » Liens externes document-fiction retraçant les évènements, ce que savait la police et ce que déclarait le ministre à la presse, inspiré du livre L’affaire Clichy écrit par les avocats des familles des jeunes électrocutés, des émeutes éclatent en banlieue parisienne et en province.

Nicolas Sarkozy prône la « tolérance zéro » et annonce que les immigrés illégaux qui ont participé aux émeutes seront expulsés du territoire. Alors qu'une partie de la gauche réclame la démission du ministre et que certains médias entament une campagne contre lui, un sondage annonce qu'une majorité de Français lui est favorable68 % d’après l’institut Ipsos : Popularité suite aux émeutes dans les banlieues Liens externes.

Au terme de ces émeutes, sur les personnes placées en garde à vue, 597 personnes ont été incarcérées et une a été expulsée. Outre la dureté des affrontements et les dégâts considérables — évalués à plusieurs dizaines de millions d’euros — qu'engendrèrent les émeutiers par la destruction d'écoles, de bibliothèques et d'entreprises ou par l'incendie de véhicules automobiles, on dénombra un mort et une blessée grave.

Selon Nicolas Sarkozy, les émeutes sont le fait de , de . Un rapport des Renseignements généraux rendu public suggère, quant à lui, une « révolte populaire des cités » spontanée, due à la condition sociale des émeutiers et non à leur origine ethnique ou géographique, ajoutant que réduire ces événements « à de simples violences urbaines serait une erreur d'analyse »Le Nouvel observateur Liens externes.

Deux ans après les faits, les affirmationsRetour sur un mensonge d’État Liens externes L'Humanité 23 octobre 2006 de Nicolas Sarkozy et de Dominique de Villepin sur les circonstances du drame initial n'ont pas été confirmées et les parents des deux jeunes morts dans le transformateur EDF attendent le résultat de l'enquête concernant deux policiers Deux policiers ont été mis en examen en février 2007 Clichy : deux policiers mis en examen Liens externes], Le Figaro, 9 février 2007. Le 27 octobre 2007, à l'occasion du deuxième anniversaire de la mort des deux jeunes, le père de Zyed a déclaré selon le Nouvel Observateur :'''L'affaire prend du retard (...), il faut que ça avance et que les policiers soient jugés'. Clichy rend hommage à Zyed et Bouna Liens externes], Nouvel Observateur, consulté le 27 octobre 2007

  • Polémique sur la baisse de la délinquance
Julien Dray, spécialiste des questions de sécurité au Parti socialiste, déclare à propos de Nicolas Sarkozy que . Il nuance et critique les résultats, rappelant que, s’il existe une baisse générale des crimes et délits entre 2002 et 2005, ceux-ci ont augmenté dans les quartiers sensibles. Le , l'Express Sécurité: Sarkozy a-t-il réussi ? l'Express, 10 janvier 2007 Liens externes détaille les chiffres officiels de la délinquance en distinguant les atteintes aux biens et les violences aux personnes et affirme que, sur la période 2001-2006, les premières ont baissé de plus de 17 %, alors que les secondes ont augmenté de près de 20 % en moyenne nationale.

En janvier 2006, Dominique de Villepin annonce la mise en place d'un Contrat première embauche destiné à réduire le chômage des jeunes. Au terme des protestations qui survinrent après les vacances scolaires et universitaires de février, Nicolas Sarkozy prend ses distances avec ce projet. L'UMP précise alors que « les propositions présentées par Dominique de Villepin ont été élaborées à la suite de plusieurs entretiens avec Nicolas Sarkozy » et que « ce contrat est issu d’une proposition de la Convention thématique de l’UMP » qui s'appuie sur les réflexions développées par des proches de Nicolas Sarkozy pour la réforme des contrats de travail.

Durant la crise qui a opposé le gouvernement et les syndicats d'étudiants et de travailleurs, Nicolas Sarkozy tiendra uniquement son rôle de ministre de l'Intérieur et s'exprimera peu sur la loi sur l'égalité des chances. Certains députés de l'UMP prendront position au sein de l'Assemblée nationale afin d'inciter le gouvernement à discuter avec les syndicats et à mettre fin à une crise devenue nationale.

Le , Jacques Chirac annonce l'aménagement du CPE, et confie la conception de la nouvelle loi aux parlementaires de l'UMP. Le , il annonce le « remplacement » du CPE par des mesures plus ciblées sur les jeunes non diplômés. Les différents sondages montrent que Nicolas Sarkozy semble peu affecté en termes de popularité par la crise, contrairement aux deux chefs de l'exécutif Sondage IPSOS/Le Point Liens externes), mais le Parti socialiste cherche à l'impliquer en parlant du trio « Chirac-Villepin-SarkozyDéclaration de François Hollande : Associated Press, 10 avril 2006, Nouvel Observateur Liens externes », alors que Sarkozy joue la solidarité avec le Premier ministre, saluant l'« attitude respectableAprès la crise, Villepin et Sarkozy jouent l'entente Liens externes, Le Figaro, 12 avril 2006 » de Dominique de Villepin. Selon Le Monde, ses relations avec le président ressortent bien meilleures de cette criseLe Monde Liens externes, 12 avril 2006..

Cette loi, engagée par Nicolas Sarkozy en 2006, propose une évolution significative du droit de l’immigration en France. Elle se présente comme l’instrument de la mise en œuvre d’une « immigration choisie au lieu d’une immigration subie ». Elle se concentre sur deux points :

- Durcissement des conditions de régularisation des sans-papiers et du regroupement familial. La Ligue des droits de l'Homme et le RESF, qui luttent depuis 2004 contre l’expulsion de France d’enfants mineurs scolarisés ayant des parents « sans-papiers », qualifient ces mesures de « régression sécuritaire » et Nicolas Sarkozy de « ministre de la Chasse aux enfants ». Début juin 2006, le ministre donne des directives pour que des familles de ce type soient régularisées. D’après le RESF, 80 % des personnes visées ne sont pas concernées par ces nouvelles directives. Au cours de l'été, Nicolas Sarkozy annonce régularisations, soit un cinquième des demandes. Parmi les réactions, Jack Lang déplore qu’il ne s’agisse pas d’une régularisation massive, comme dans d’autres pays européens, tandis que Philippe de Villiers exprime son refus des régularisations et son souhait d’expulser tous les immigrés illégaux. Le ministre annonce des régularisations limitées en nombre et étudiées au cas par cas.
- Retour à une politique officielle d'immigration de travailleurs dans plusieurs secteurs de l’économie (BTP, restauration, travail saisonnier, vente, informatique, etc.). Plusieurs dirigeants africains s'élèvent contre cette proposition, dont le président sénégalais Abdoulaye Wade, qui estime qu’il s’agit d’un « pillage des élites ». Nicolas Sarkozy se rend au Sénégal et au Mali pour tenter d’expliquer sa loi, mais il est chahuté et accusé de racismeLe 18 mai 2006, la visite de Nicolas Sarkozy au Mali s’est déroulée en parallèle d’une manifestation qui clamait « Sarkozy raciste ! » [1] Liens externes. Finalement en septembre 2006, il signe avec Abdoulaye Wade un accord sur une politique d’immigration concertée« Au Sénégal, Sarkozy s’affiche« gagnant-gagnant » », Libération, 25 septembre 2006 [1] Liens externes.

  • Affaire des mosquées de Roissy
Après la sortie du livre Les Mosquées de Roissy de Philippe de Villiers, livre qui traite du péril islamiste qui pèserait sur l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, Nicolas Sarkozy indique qu’il y aurait 122 individus « plus ou moins » suspects travaillant à Roissy sur habilitations délivrées et annonce qu'ils feront l’objet de procédures d’abrogation d’habilitationSarkozy et Perben vérifient la sûreté de Roissy Liens externes.

Le , le ministre justifie l’abrogation de 43 habilitations au motif que ces personnes auraient des « pratiques radicales » et qu’il préférait risquer « un contentieux devant un tribunal plutôt qu’un drame »Controverse sur les bagagistes musulmans de Roissy Liens externes, Le Figaro, le 23 octobre 2006. Quatre bagagistes, dont les habilitations ont été retirées par le préfet, effectuent un recours devant le tribunal administratif de Bobigny et demandent à considérer que le retrait de cette habilitation est discriminatoire, car fondé sur leur pratique de la religion musulmane ou leurs idées politiques.

Alors que la CFDT porte plainte auprès du procureur de la République de Bobigny pour discrimination, la CFTC d’Air France annonce la grève et dénonce un « durcissement » dans l’attribution des badges aéroportuairesRoissy : bagagistes discriminés Liens externes, L'Express, le 20 octobre 2006. Le MRAP dénonce les « ravages de la stigmatisation »Bagagistes de Roissy : les ravages de la stigmatisation Liens externes, MRAP, le 20 octobre 2006 (consulté 2007-02-19) et décide de poursuivre le préfet pour discrimination en raison des origines ethniques Roissy : le MRAP poursuit le préfet et le sous-préfet de Seine-Saint-Denis Liens externes, MRAP, le 21 octobre 2006 (consulté 2007-02-19).

L’administration, de son côté, souligne l’existence de cas inquiétants, comme celui d’un bagagiste français qui aurait passé trois années au Yémen, où il aurait séjourné dans un camp d’entraînement militaire tenu par des islamistesAéroport de Roissy : le 'principe de précaution' mis en avant pour écarter des salariés musulmans Liens externes, Le Monde, le 2 novembre 2006.

À l’issue des premières procédures devant les tribunaux, quatre employés sur une petite dizaine de requérants ont obtenu gain de cause et ont pu récupérer leur badgeRoissy : la justice suspend deux retraits de badge, en confirme cinq Liens externes.

  • Loi sur la prévention de la délinquance
Nicolas Sarkozy a initié, dès 2006, un projet de loi sur la prévention de la délinquance. Parmi les points-clés de ce projet, il a insisté pour que soient détectés, dès le plus jeune âge, d'éventuels troubles du comportement. La loi a été votée et validée par le Conseil constitutionnel, mis à part deux articles qui prévoyaient la responsabilisation des magistrats instructeurs.

Nicolas Sarkozy tient aussi à durcir et à réprimer fortement les activités de délinquance sur Internet, en particulier la diffusion de scènes de violence, visant le happy slapping, avec un emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans. Pour ce faire, il prône la rétention par les FAI de toutes les données de connexion pendant 1 an. La Ligue ODEBI, organisation indépendante de défense des libertés numériquesCommuniqué de la Ligue ODEBI, avec source des articles de loi en question Liens externesdénonce le fait que la diffusion d'images de violences policières devienne ainsi condamnable, entraînement jusqu'à 5 ans d'emprisonnement lorsque les images sont diffusées par de simples citoyens.

; Bilan Le 8 juin 2006, lors d’une conférence de presse, Nicolas Sarkozy présente un bilan de son action au ministère de l’Intérieur depuis son arrivée en 2002. Dans ce bilan, il présente des chiffres issus d’études de l’Observatoire national de la délinquance (OND)Le Rapport 2006 Liens externes, Observatoire National de la Délinquance, consulté le 2007-02-19 réalisées depuis 1998. Ces chiffres lui permettent de comparer la période où il est (mais aussi partiellement Dominique de Villepin) ministre de l’Intérieur, aux années de législature socialiste. Les chiffres de l’insécurité qu’il présente sont globalement en baisse (en moyenne de 3 %) sur la période 2002-2005, à l’exception des violences aux personnes, en nette hausse (9 % selon le Ministère de la Justice). Cette tendance se serait poursuivie en 2006 (délinquance globalement en baisse mais hausse des violences aux personnes)La délinquance a de nouveau reculé en 2006 Liens externes, Le Figaro. Le taux d’élucidation présente une amélioration en passant de 26,3 % en 2002 à 31,8 % selon l’INSEECrimes et délits constatés et taux d’élucidation Liens externes, bien que la méthode de calcul de ce taux ait été discutéeQuand la police résout... plus de 100 % des affaires, Libération, 11 janvier 2007 Liens externes.Le Canard enchaîné attribue la baisse de la délinquance à la forte baisse des vols de téléphones portablesÉdition du 17 janvier 2007, responsables à eux seuls de 40 % des infractions.

En réaction à ce bilan, qui n’intègre pas le nombre de voitures brûlées et les dégradations volontaires commises lors des émeutes de fin 2005, le Parti socialiste invoque la forte augmentation des violences faites aux personnesViolence aux personnes: une progression inquiétante. l'Express, 10 janvier 2007 Liens externesdurant le ministère de Nicolas Sarkozy et établit des liens entre cette augmentation et les décisions du ministre, qu’il avait critiquéesCf. supra. Il affirme aussi que la notation des fonctionnaires de police, qui dépend désormais du nombre d’infractions constatéesDivers reportages ont été diffusés à ce sujet dans le Journal télévisé de France 2, introduit un biais à la baisse des statistiques collectées, dont l’exactitude devient contestable, et souligne à cet égard que la comptabilisation des violences aux personnes, en hausse, est précisément obligatoire. En réaction à ce même bilan, Alain Bauer, président de l’observatoire national de la délinquance, précise que l’indicateur de la violence continue d’augmenter inexorablement chaque année quelle que soit la législature au pouvoir.

En matière de sécurité routière, la politique de contrôle et de répression qu’il a mise en place aurait permis de réduire le nombre de tués de en 2002 à en 2006, soit une baisse de 35 % en l’espace de quatre ans« Morts sur la route : baisse record de 43 % en cinq ans » Liens externes, Le Monde, le 11 janvier 2007. On observe cependant en 2007 une remontée des chiffres (+ 6 % de tués, + 10 % de blessés entre 2006 et 2007, sur les trois premiers mois, selon certains experts cette parenthèse serait due au relâchement des automobilistes qui espéraient une amnistie).

En matière d’immigration, l’immigration légale continue de se développer, mais à un rythme moins soutenu, en raison de la baisse du nombre de titres de séjour délivrés : - 2,57 % en 2005 par rapport à 2004. Cette baisse du nombre de titres délivrés est la première depuis 10 ans. En parallèle, les expulsions d’immigrés clandestins ont doublé entre 2000 et 2005, passant de  à « Premier coup de frein à l’immigration régulière » Liens externes, Le Figaro.

Après que Nicolas Sarkozy a exprimé son souhait de démissionner du ministère de l'Intérieur pour s'investir à temps plein dans la campagne pour l'élection présidentielle de 2007, c'est le 19 mars 2007 que Jacques Chirac annonce la date de démission du ministre de l'Intérieur : Nicolas Sarkozy quitte ses fonctions le 26 mars, laissant la place à François Baroin.

Campagne présidentielle de 2007

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le 12 avril 2007]]

Nicolas Sarkozy a rendu publique sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 dans une interview à la presse régionale réalisée le 29 novembre 2006''Annonce de la candidature à l'élection présidentielle Liens externes, Libération, 29 novembre 2006. Il avait annoncé son intention de se présenter dès 2004.

Les mots d'ordre de sa campagne ont été la restauration de la confiance dans la politique, « travailler plus pour gagner plus » (slogan emprunté au MedefIntervention d’Ernest-Antoine Seillière lors de l’université d’été 2003 du Medef.), « la rupture tranquille », et l'ordre en mouvement (s'opposant par là au slogan de l'« ordre juste » de sa concurrente Ségolène Royal, qu'il jugeait immobiliste). Les journalistes y voient une référence au slogan de François Mitterrand, la « force tranquille »« Sarkozy promet une “rupture tranquille” », l'Express, 30 novembre 2006 [1] Liens externes« Ordre juste ou rupture tranquille : l'hypertexte derrière les slogans de campagne », Le Figaro, 13 décembre 2006 [1] Liens externes.

Le 10 janvier 2007, le Parti socialiste rend public un ouvrage rédigé par Éric Besson et intitulé L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur SarkozyL’inquiétante “rupture tranquille” de Monsieur Sarkozy Liens externes téléchargeable librement depuis le site du parti socialiste. dans lequel ce dernier est accusé de dissimuler une idéologie de « néo-conservateur américain à passeport français » derrière des apparences de pragmatismeLe Monde, « Pour le PS, M. Sarkozy s'inspire des néoconservateurs américains » 9 janvier 2007, [1] Liens externes. L'UMP réagit vivement, parlant d'« attaques personnelles aux accents xénophobes douteux » ; Yves Jego parle d'« une caricature malhonnête »Libération, 10 janvier 2007, « Le livre anti-sarko du PS, une « nullitude » selon l'UMP »[1] Liens externes. Éric Besson, l'auteur du livre et secrétaire national du Parti socialiste, déclara par la suite qu'il s'agissait « d'une entreprise délibérément conçue de diabolisation » organisée par le PSMea culpa d'Eric Besson lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy, Yahoo! News Liens externes. Le Parti socialiste adopte alors selon les partisans de Nicolas Sarkozy et certains médias une tactique de diabolisation dite TSS (Tout Sauf Sarkozy)http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/europe/article1728912.ece

Liens externes Le dimanche 14 janvier 2007, Nicolas Sarkozy est désigné candidat de l'UMP à l'élection présidentielle suite à un vote en sa faveur de 98,09 % des votants et un taux de participation de 69,06 % des adhérents (Nicolas Sarkozy était le seul à présenter officiellement sa candidature à la candidature au sein de l'UMP après le retrait des candidatures de Dominique de Villepin, Rachid Kaci et Michèle Alliot-Marie), durant un congrès de l'UMP réunissant entre 30 000 et 110 000 personnes suivant les sourcesLe Canard enchaîné du 17 janvier s'était procuré le plan des places assises, et affirme que le chiffre annoncé en fin de soirée par l'UMP de 110 000 militants était impossible à réaliser.

Le lundi 26 mars 2007, Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l'Intérieur pour se consacrer pleinement à sa campagne présidentielle, espérant vaincre « la barrière du ministre d'État » et ouvrant une « nouvelle étape de la campagne ». L'annonce de son départ avait été faite le 21 mars par Jacques Chirac dans une allocution télévisée. François Baroin prend sa succession place Beauvau.

Au premier tour le 22 avril 2007 Nicolas Sarkozy a obtenu, avec 31,18 % des suffrages exprimés, le 2 plus haut score relatif pour un candidat de la droite républicaine depuis 1974Valéry Giscard d'Estaing avait obtenu 32,6 % des voix, et plus haut score absolu jamais obtenu par un candidat au 1 tour avec voix Résultats définitifs sur le site du Ministère de l'Intérieur Liens externes. Le 6 mai, il remporte le second tour avec 53,06 % des suffrages ( voix) face à Ségolène Royal : il est élu président de la République.

À l'annonce des résultats du second tour, des rassemblements spontanés d'opposants de gauche à Nicolas Sarkozy se forment dans une quinzaine de grandes villes de France (Paris, Lyon, Marseille, Grenoble, Toulouse, Bordeaux, Caen, Brest, Lille, Dijon, Montpellier, Clermont-Ferrand, Strasbourg, Nantes, Rouen, Tours, Rennes, Orléans, etc.). Parmi ces personnes, on trouve des socialistes, des communistes, des membres ou sympathisants de LO ou de la LCR, ainsi que des personnes apartides se réclamant de gauche, déçus du résultat des élections. On trouve également des éléments révolutionnaires, marxistes, anarchistes ou autonomes, qui pour certains refusent le consensus électoral et nient la légitimité de l'autorité du nouveau président. On note aussi la présence de nombreux jeunes de quartiers populaires apolitiques, qui se considèrent victimes de la politique de Nicolas Sarkozy. Certains rassemblements partent en manifestations improvisées. Ces regroupements et manifestations, non légaux puisque non déclarés aux préfectures, sont dispersés par les forces de police et de gendarmerie déployées pour l'occasion. Dans une minorité de cas, les charges policières se trouvèrent justifiées par l'attaque de ceux-ci par les éléments révolutionnaires qui se sentaient provoqués par la simple présence de ceux-ci. Dans la majorité des cas, ce sont les charges policières et interpellations musclées qui ont provoqué une réaction de la part des manifestants (de nombreuses personnes se déclarant 'modérées' et/ou 'pacifistes' auront participé aux violences). Quelques rassemblements partiront en émeutes généralisées, provoquant ainsi de nombreuses dégradations de mobilier urbain et de violents affrontements avec les forces de l'ordre. De nombreuses permanences UMP seront attaquées et vandalisées partout en France. Le bilan de cette nuit de violence est de 730 voitures incendiées, 78 policiers et gendarmes blessés, et 592 interpellations. Entre 10 000 et 20 000 personnes auront participé aux rassemblements et manifestations, et plusieurs milliers aux émeutes. Les deux nuits suivantes sont émaillées de violences, mais à moindre échelle, même si plus de personnes participeront aux manifestations. Les violences continueront néanmoins jusqu'à la fin de la semaine dans certaines villes. C'est la première fois dans l'histoire de la Ve République que l'élection d'un président provoqua de tels incidents.

Lors de son premier discours après l'annonce du résultat provisoire, Nicolas Sarkozy a mis l'accent sur les questions internationales, et sa volonté de rapprocher les positions de la France avec les partenaires européens en faisant ratifier rapidement par le parlement les dispositions essentielles du projet de traité qui permettront à l'Europe de fonctionner. Il a souhaité mettre un terme aux différends de la France avec les États-Unis, avec qui il souhaite pouvoir négocier en toute franchise tout en maintenant l'indépendance de la France. Il souhaite s'investir dans la question des otages français, dont la Franco-Colombienne Ingrid Bétancourt, pour la défense des droits de l'homme, notamment le sort des femmes et des opprimés. Il a rappelé aussi son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, et défendu un développement autonome de l'Afrique et d'une « Union méditerranéenne » forte aux côtés de l'Union européenne. Il a remercié les Français pour leur participation aux scrutins et leur engagement et leur franchise dans les débats de la campagne, y compris ceux qui n'ont pas voté pour lui.

Le 14 mai 2007, il annonce sa démission de la présidence de l'UMP.

La présidence de la République

Nicolas Sarkozy a été élu président de la République le 6 mai 2007 avec 53,06 % des suffrages exprimés ( suffrages) contre 46,94 % pour Ségolène Royal ( suffrages), devenant le 23 président de la République française et le 6 président de la V République.

La passation des pouvoirs avec son prédécesseur Jacques Chirac a lieu le 16 mai 2007Discours de M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, Elysee.fr Liens externes. Dans l'après-midi, Nicolas Sarkozy rend hommage, à la cascade du Bois de Boulogne, aux 35 jeunes Français résistants assassinés en août 1944 par les nazis, comme à Guy Môquet résistant communiste de 17 ans, fusillé à Châteaubriant en octobre 1941, puis il se rend à Berlin pour rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel.

Gouvernements Fillon

Le 17 mai, il nomme son premier Premier ministre François Fillon qui forme le 18 mai un gouvernement réduit à 15 ministres (huit hommes, sept femmes), auxquels s'ajoutent quatre secrétaires d'État et un haut-commissaire masculins. Le gouvernement s'ouvre à plusieurs personnalités de gauche, du centre droit et de la société civile. Le ministère de l'Économie et des Finances est scindé en deux, l'un chargé du budget de l'État, l'autre de la stratégie économique et du développement. Conformément au Pacte écologique signé par Nicolas Sarkozy durant la campagne présidentielle, Alain Juppé prend la tête d'un grand ministère alliant l'écologie, l'aménagement territorial et le transport.

À l'issue du second tour des élections législatives de 2007, l'UMP garde la majorité absolue à l'Assemblée nationale avec ses 313 membres. Conformément aux traditions républicaines, François Fillon lui remet sa démission le 18 juin et Nicolas Sarkozy le reconduit immédiatement dans sa fonction pour former un nouveau gouvernement, sans la présence d'Alain Juppé, seul ministre battu dans sa circonscription.

Cabinet présidentiel
Politique intérieure
Politique du gouvernement Fillon}}

Nicolas Sarkozy a engagé une partie des réformes pour lesquelles il a été élu. La loi TEPA a été votée en août 2007 ; plusieurs lois ont été votées pour limiter l’immigration irrégulière, et la récidive.

Politique internationale

Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice le 12 septembre 2006

Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice le 12 septembre 2006

Les débuts de la politique internationale de Nicolas Sarkozy sont marqués par un activisme important dans de nombreux domaines, ce qui est perçu comme une volonté d'incarner la « rupture » promise pendant la campagne. La nomination du socialiste Bernard Kouchner à la tête du ministère des Affaires étrangères est ainsi vue comme un symbole.

Nicolas Sarkozy avait durant sa campagne présidentielle« Le discours de Nicolas Sarkozy salle Gaveau » (au soir du premier tour de l'élection présidentielle, bas de page), RTL, 6 mai 2007 Liens externes, voulu que la France prenne la défense des femmes, et notamment celle d'Íngrid Betancourt otage des FARC en Colombie et des infirmières bulgares prisonnières en Libye.

Une action est engagée dans les premiers jours afin d’obtenir la libération d’Íngrid Betancourt. Le président colombien accède en partie aux demandes de Nicolas Sarkozy en libérant des prisonniers membres des FARC, dont l'une des figures du mouvement, Rodrigo Granda. Quelques semaines plus tard les FARC donnent des preuves de vie d’Íngrid Bétancourt, sans cependant envisager de la libérerArticle sur cyberpresse.ca Liens externes.

Nicolas Sarkozy a finalisé la libération des infirmières et du médecin bulgares, sur laquelle la commission européenne a travaillé plusieurs années. Quelques jours avant leur libération Cécilia Sarkozy se rend sur place afin d'agir pour leur libération« Cécilia Sarkozy en Libye, L'UE agacée », Chrétienté.info Liens externes. Le 24 juillet 2007, les infirmières bulgares sont libérées et transférées en Bulgarie à bord d'un avion de la République françaiseLes infirmières libres en Bulgarie, Le Figaro.fr, 24 juillet 2007 Liens externes. Le même jour, le conseil municipal de la capitale bulgare, Sofia, décide d'accorder la citoyenneté d'honneur de la ville aux trois personnes considérées comme les principaux artisans de cette libération : Nicolas et Cécilia Sarkozy ainsi que la Commissaire européenne aux Affaires extérieures Benita Ferrero-WaldnerNicolas et Cécilia Sarkozy ainsi que Benita Ferrero-Waldner proclamés citoyens d'honneur de Sofia, bnr.bg/RadioBulgaria, 24 juillet 2007 Liens externes.

Le 3 octobre 2007, Nicolas Sarkozy reçoit le primat russe Alexis II de Moscou, lors de la première visite d'un patriarche russe en France.AFP, 3 octobre 2007 « Sarkozy: visite d'Alexis II, 'signe' du rapprochement des chrétiens »[1] Liens externes

;Afrique Quelques semaines après son élection, Nicolas Sarkozy a effectué deux voyages en Afrique, l'un en Libye, l'autre en Afique de l'Ouest. Il a notamment prononcé un long discoursTexte de l'allocution sur www.elysee.fr Liens externes à l'Université Cheikh Anta Diop à Dakar. Dans ce discours, rédigé par Henri Guaino, le Président français déclare notamment que la colonisation fut une faute tout en estimant que le problème principal de l'Afrique venait de ce que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. (...) Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance. (...) Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès »ONU: Sarkozy accusé de légitimer intellectuellement le racisme Liens externes, Rue 89, 9 novembre 2007. Ce discours a suscité de nombreuses réactions en FranceLe faux pas africain de Sarkozy, par Philippe Bernard Liens externes, Le Monde, vendredi 24 août 2007 et dans le monde« Sous nos yeux, l’histoire se répète ! Nicolas Sarkozy, tel l’Européen conquérant, dit aux Africains ce qu’ils doivent penser » Liens externes, Véronique Tadjo (poète et romancière ivoirienne), Libération, lundi 13 août 2007L« ettre ouverte à Nicolas Sarkozy – Plusieurs écrivains africains se joignent à Raharimanana pour répondre au président français » Liens externes, Libération, vendredi 10 août 2007,comme celle du professeur Achille MbembeL'Afrique de Nicolas Sarkozy Liens externes, Grioo.com 02/08/2007. Doudou Diène, rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, a déclaré à la tribune de l'ONU que « dire que les Africains ne sont pas entrés dans l’histoire est un stéréotype fondateur des discours racistes des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle »Entretien avec Stéphanie Plasse, Nicolas Sarkozy est-il raciste ? Liens externes, 13 novembre 2007..

Le Président français s'est également rendu au Gabon, dont il avait reçu le Président quelques semaines plus tôt.

;;Darfour Nicolas Sarkozy et le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner organisent la conférence de Paris, réunissant une vingtaine de paysArticle du Figaro sur la Conférence de Paris Liens externes, afin de relancer le processus sur le Darfour le 25 juin 2007. Bernard Kouchner lance l’idée d’un corridor humanitaire. Suite à la réunion, la création d'une force hybride de hommes devant être déployée au Darfour, force comportant des membres de l’Union africaine et de l’ONU, est annoncéeArticle du Figaro après la conférence de Paris Liens externes. Le 31 juillet 2007, l'ONU approuve à l'unanimité l'envoi de troupes au darfour[1] Liens externes.

;;Organisations internationales Nicolas Sarkozy propose la candidature du socialiste Dominique Strauss-Kahn à la présidence du FMI, candidature présentée comme une poursuite de la politique d'ouverture. DSK est nommé président en septembre 2007.

;Union européenne ;;« Traité simplifié » Lors du sommet européen du 8 au 10 juin 2007 présidé par l’Allemagne, Nicolas Sarkozy défend l’idée d’un « traité simplifié » entre les partenaires européens, reprenant certaines avancées du projet de constitution européenne. Après de longues négociations avec en particulier le président polonais Lech Kaczynski, ce projet est adopté le 23 juin 2007