Classification
Les différents types de traces sont classés en ichnogenres et ichnoespèces selon la nomenclature binomiale habituelle en taxinomie. Ils sont également organisés en grands groupes, nommés d'après le mode supposé de formation des traces :- Fugichnia : traces de fuite
- Pascichnia : traces de recherche de nourriture
ex: Helminthoïdia
- Repichnia : traces de reptation sur ou dans un substrat
ex: Cruziana, Isopodichnus, Chirothérium, Nereites...
- Domichnia : traces d'habitation (terriers)
ex: Skolithos, Tisaas, Acenicolites (tous des suspensivores sessiles)...
- Cubichnia : traces de repos
ex: Astericites...
- Ambulichnia : traces de déplacement ou migration
- etc.
Principes et applications de la paléoichnologie
Ce domaine de la paléontologie très actif dans la deuxième moitié du XXe siècle (travaux d'Adolf Seilacher) ne se contente pas de la description des traces fossiles.
L'association de ces dernières au sein des roches constitue en effet un moyen privilégié de reconstituer les paléoenvironnements. Des ichnofaciès sont définis à partir des assemblages les plus caractéristiques d'ichnofossiles ; ces ichnofaciès se retrouvent à différentes époques géologiques mais caractérisent toujours un même environnement. En effet, les comportements des organismes anciens semblent souvent contrôlés par des paramètres tels que le taux de sédimentation, les apports de matière organique, la bathymétrie etc.
La paléoichnologie peut à l'occasion fournir des indications sur les conditions de dépôt d'une roche sédimentaire, et ainsi favoriser la découverte de gisements d'hydrocarbures fossiles. Enfin, les ichnofossiles témoignent de l'évolution du comportement animal au cours des temps géologiques.

