Evolution
Les collections d'animaux sauvages vivants ont évolué des ménageries aux parcs zoologiques en ayant pour objectifs pour le XXIe siècle de se transformer en centres de conservation de la nature.
À l'origine, les zoos avaient pour seule fonction de maintenir en captivité des espèces exotiques pour le plaisir des visiteurs et la gloire de l'autorité. Aujourd'hui, ils ont pour principale mission la conservation des espèces et la sensibilisation du public aux différents problèmes que connaît le monde animal (danger d'extinction, diminution du milieu naturel, braconnage, etc.)
Si les zoos créés dans les années 1960-1970 renfermaient des animaux prélevés dans le milieu naturel, cette action de prélèvement direct est réglementée ou interdite, selon les espèces, depuis la signature en 1973 de la Convention de Washington. Quelques-uns de ces animaux capturés sont encore vivants et maintenus en captivité. Ils sont à l'origine d'une descendance plus ou moins importante. Certains ont ainsi permis la création de lignées dites « pures » en milieu captif, dans l'espoir d'effectuer plus tard des réintroductions dans le milieu naturel. Les zoos peuvent ainsi être considérés comme des « réserves génétiques » pour ces espèces menacées d'extinction.
Bien-être animal
Le monde des zoos fait face à de multiples problèmes du point de vue du
bien-être de l'animal. Parmi ceux-ci, on compte « l'ennui », cause de
stress. Une politique actuelle tend à réaliser des enclos les plus proches possibles du milieu naturel (chose parfois délicate à faire : problème d'espace, d'écologie, d'environnement social...). Face à cet ennui et aux comportements dits stéréotypés (répétition à l'infini d'un comportement précis : tourner en rond, suite de geste...), des études d'enrichissements du milieu sont mis en place avec plus ou moins de réussite. Il est en effet difficile d'estimer le stress via les comportements stéréotypés du fait, entre autre, du manque de données sur les comportements naturels de certaines espèces.
Un autre problème (fortement lié au précédent) est celui de la reproduction. Comment faire reproduire un couple en captivité ? En effet, la reproduction en milieu naturel dépend de nombreux facteurs environnementaux, sociaux, physiologiques..., qui ne sont pas forcément reproductibles en captivité. Face à cela, de nombreuses études sont entreprises et certains parcs se spécialisent dans la reproduction d'un groupe précis, par exemple le zoo du Mont Farons en France qui s'occupe principalement de la reproduction des grands fauve.
Mais, dans l'ensemble, le développement de l'éthologie (étude du comportement animal) a permis de maîtriser la reproduction de nombreuses espèces en zoo, y compris d'espèces naguère considérées comme difficiles à élever voire à maintenir en captivité (Gorille, Rhinocéros, Okapi...).
Objectifs pour le
Les parcs zoologiques ont quatre fonctions :
- récréation
- éducation
- recherche
- conservation
Pour assurer leurs missions au , le monde des parcs zoologiques est en pleine restructuration. Celle-ci passe par la création et la fédération d'associations nationales (SNDPZ,
ANPZ,
CEPA en France,
CAZA au Canada) et internationales (
EAZA pour l'Europe, AZA pour l'Amérique du Nord,
WAZA au niveau mondial) et la mise en place de Plans d'élevage européens (
EEP) en 1985 et nord-américains (SSP) en 1981. Ces organisations tendent à regrouper les parcs dans leur volonté de conservation. Ainsi de nombreux échanges d'animaux entre les zoos (notamment au niveau européen) sont organisés de manière à faire se reproduire des individus importants du point de vue génétique pour ne pas perdre les gènes « naturels » et ainsi maintenir une lignée la plus pure possible pour une espèce donnée. Le système international d'inventaire des espèces ISIS, développé aux Etats-Unis en 1973, a été depuis étendu à l'ensemble du monde.
À côté de ces organismes globaux, certains zoos créent leur propre association (tel le Zoo de Doué-la-Fontaine en partenariat avec celui des Sables d'Olonne avec leur association « Ambassade Animale »), ou participent activement à des projets de protection du milieu naturel (Help Congo, par exemple).
Cette volonté n'est toutefois pas facile à mettre en place du fait du manque de financement pour permettre aux parcs une restructuration efficace (comme pour le Zoo de Vincennes) ou de la réticence de parcs privés qui ne veulent pas changer leur manière de faire. En effet, un zoo privé qui fait une recette importante, voire très importante, ne veut pas forcément changer ses enclos (les faire plus spacieux avec des niches pour que les animaux puissent se cacher du public), ce qui pourrait déplaire aux visiteurs !
Néanmoins, certains zoos se restructurent peu à peu et offrent aux animaux des enclos convenables, c'est-à-dire le plus proche possible du milieu naturel de l'espèce donnée. La majorité des zoos français et européens fait d'ailleurs des efforts en ce sens (à hauteur de leurs moyens financiers), malgré la persistance d'établissements rétrogrades. Certains zoos sont particulièrement réputés pour la qualité de leurs installations, tels les Zoos de Doué, d'Asson, de Saint-Martin-la-Plaine, le CERZA en Normandie, etc...
Et certains associent, de plus en plus, la traditionnelle présentation d'animaux avec la mise en valeur d'un cadre historique (cas du Château de Thoiry), paysager (tel le Zoo de Doué-la-Fontaine, construit sur d'anciennes carrières de falun aménagées) ou botanique (par exemple le Zoo de Saint-Jean-Cap-Ferrat où se développe une riche flore tropicale et subtropicale).
Voir aussi
Notes et références
Articles connexes
Sites externes