Un grand ethnologue
Dans cette perspective, Paul Rivet fonda un grand musée
anthropologique, le
Musée de l'Homme, à
Paris. Médecin de formation, Rivet prit part à une expédition scientifique, la Seconde Mission
Géodésique française, qui arriva en
Équateur en
1901. À la fin de cette mission, il resta en
Amérique du Sud pendant 6 ans, observant les habitants des vallées interandines. À son retour à Paris, Rivet, engagé comme assistant au
Muséum national d'histoire naturelle, mit de l'ordre dans ses observations sud-américaines.
Ses notes furent publiées conjointement à celles de René Vernaus, alors directeur du Musée, en deux parties, entre 1912 et 1922, sous le titre Ethnographie ancienne de l'Équateur. En 1926, Rivet contribua à l'établissement de l'Institut d'ethnologie à Paris, où il joua un rôle-clé dans la formation de nombreux ethnologues. En 1928, il succéda à René Vernaus.
Dans sa théorie, Rivet non seulement affirme que l'Asie est le berceau de l'homme américain, mais aussi que des migrations se sont produites depuis l'Australie 6000 ans auparavant, et depuis la Mélanésie un peu plus tard. Son ouvrage, Les Origines de l'Homme Américain, publié en 1943, contient des arguments linguistiques et anthropologiques qui tendent à prouver sa thèse de la migration. En 1942, Rivet se rendit en Colombie et y fonda l'Institut et Musée d'Anthropologie. De retour à Paris en 1945s, il renoua avec le Musée et l'enseignement, tout en poursuivant ses investigations sur l'Amérique du Sud. Ses travaux linguistique apportèrent des éléments nouveaux sur les langues aymara et quechua. Rivet conserva des attaches affectives en Amérique du Sud, en Équateur, en raison de son mariage avec Mercedes Andrade, de Cuenca, avec laquelle il vécut jusqu'à sa mort.
Un citoyen engagé
Socialiste, Paul Rivet prit aussi des responsabilités de citoyen :
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