La pile électrique de Bagdad est le nom d'un objet découvert dans un village près de Bagdad en 1936.
Introduction
Dans les années 1930, un archéologue autrichien du nom de Wilhelm König découvre dans les sous-sols du musée de Bagdad une étrange poterie de 15 cm de haut pour un diamètre d'environ 7,5 cm. D’après les datations effectuées séparément par Wilhelm König et le docteur St. John Simpson du département Priche Orient Ancien du British Museum, cette poterie remonterait à l’an 224 après J.-C. Plusieurs ont été découvertes dans les ruines de Khujut Rabu près de Bagdad et dix autres à Ctésiphon.Ce dispositif est fermé d'un bouchon en bitume. Sous le bouchon, est disposée une tige de fer, entourée d'un cylindre de cuivre. Ces deux éléments sont isolés à la base par un tampon de bitume. Le cylindre est soudé en son fond par un alliage de plomb et d'étain. Le seul élément manquant pour que cette pile antique fonctionne est un fil de masse relié au cylindre de cuivre et de l'acide pour la réaction. Une telle pile peut fonctionner avec du jus de fruit à la place de l'acide. Suivant les tests effectués, les chercheurs ont obtenu des tensions électriques de l'ordre de 1 volt.
Ces poteries ont disparu lors du pillage du musée de Bagdad en avril 2003.
Usage
La patine bleue retrouvée sur le cylindre de cuivre est caractéristique de la galvanoplastie à l'argent. On peut donc supposer que ces piles étaient utilisées pour plaquer des objets avec des métaux précieux. Cette hypothèse est conforme à la découverte de bijoux dorés par catalyse, des vases de cuivres plaqués argent vieux de plus de 2500 ans.Liens externes
- La pile électrique du Musée de Bagdad
sur le site CIRAC
- La 'pile de Bagdad' : une pile électrique deux siècles avant Jésus-Christ ?
sur la plateforme ampère et l'histoire de l'électricité du CNRS.