Historique des partis gaullistes
Le RPR
Le 5 décembre 1976, création du RPR par Jacques Chirac.
Le R.P.R. a pour but « de soutenir une politique fondée sur le respect intransigeant de la souveraineté du peuple et de l’indépendance nationale, de la liberté, de la responsabilité et de la dignité de l’homme » (Statuts). Comme le R.P.R. va s’opposer ouvertement à la politique menée par Barre, au nom de l’héritage gaullien d’intervention de l’État, les ministres devront souvent avoir recours à l’article 49-3 qui dispose qu’un texte proposé est adopté si une motion de censure ne recueille pas de majorité.
Après la création récurrente de cartels électoraux avec ses alliés de l'UDF et divers droite, comme l'URC (Union de la République et du Centre) en 1988 ou l'UPF (Union Pour la France) en 1993, la direction RPR prône - après l'élection de Jacques Chirac à la présidence de la République - à un rapprochement plus étroit des structures partisanes.
C'est ainsi que, sous l'égide de Philippe Séguin, est créée en 1998 L'Alliance, qui regroupe RPR, UDF et DL. Cette structure tombera en déshérence en 1999, à la suite du refus de l'UDF de constituer une liste commune aux élections européennes.
En 2000, le RPR lance un chantier de création d’un parti unique de la droite parlementaire: l’UEM (L’Union En Mouvement) se donne pour tâche de préparer l’élection présidentielle de 2002, en rassemblant les tendances gaullistes, libérales et démocrates chrétiennes.
Le 24 avril 2002, le RPR approuve la création d’une Union pour la Majorité Présidentielle (UMP), destinée à soutenir Jacques Chirac pour le second tour. Le 21 septembre de la même année, les assises extraordinaires de Villepinte adoptent à 86% la dissolution du RPR au sein de l’UMP, nouveau parti dont les assises fondatrices - qui lui donneront le nom d'Union pour un Mouvement Populaire - auront lieu le 17 novembre 2002.
L'Union des Jeunes pour le Progrès (UJP, fondée en 1965) et l'Union des Etudiants pour le Progrès (UEP) ont tout d'abord constitué les mouvements de jeunesse des mouvements gaullistes successifs, avant que ne soient créés les Jeunes RPR, dont l'un des premiers responsables nationaux fut Nicolas Sarkozy
Nombre de députés du groupe RPR-AN
- 1978-1981 : 154 membres dont 11 apparentés (sur 491)
- 1981-1986 : 88 membres dont 9 apparentés (sur 491)
- 1986-1988 : 155 membres dont 8 apparentés (sur 577)
- 1988-1993 : 130 membres dont 3 apparentés (sur 577)
- 1993-1997 : 257 membres dont 12 apparentés (sur 577).
- 1997-2002 : 140 membres dont 6 apparentés (sur 577)
Liste des présidents du RPR
Intégrité publique
Le RPR a été impliqué dans de multiples affaires de financement illégal, touchant son administration ou des élus locaux.
Liste des secrétaires généraux du RPR
Anecdotes
- Les chansonniers des années 1970 ont beaucoup ironisé sur le fait que l’on était passé du RPF à l’UNR et à l’UDT, puis à l’UNR-UDT, puis à l’UDR… , au RPR (et depuis lors à l’UMP !) « Plus ça change, plus c’est la même chose », reprirent-ils.
- C’est curieusement le dessinateur Sempé qui a été le premier à mentionner un parti politique nommé Rassemblement pour la République, et cela dès les années 1960 ! Le nom apparaît en effet dans un de ses dessins de l’époque représentant une manifestation. Il semble qu’il avait voulu choisir à l’époque un nom aussi neutre que possible, n’évoquant ni la droite, ni la gauche. L’histoire ne dit pas s’il a reçu ou non des droits d’auteurs.
- Remarque : le sigle « RPR » a été plus anciennement encore été utilisé sur les parchemins timbrés notariaux des et s, pour désigner les croyants de la « religion prétendue réformée », c’est-à-dire les protestants.
- L'hymne officiel du RPR débutait par ces paroles : 'Du fin fond des départements, la France entière se met en mouvement. C’est vrai que nous en sommes fiers, d’être compagnons du RPR !'
- Le 22 août 1996, le siège du RPR a été occupé par une cinquantaine de personnes demandant la régularisation de tous les (collectif Des Papiers Pour Tous)
Voir aussi