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Dernière modification: 2007-12-03
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Catégorie: Renaissance

Renaissance (période historique)

Cet article aborde le thème dans ses aspects historiquess. Pour les autres aspects, voir Renaissance.

La Renaissance est une période de rénovation littéraire, artistique, et scientifique, qui prit place en Europe par la diffusion de connaissances nouvelles parmi un milieu lettré.

Ce mouvement eut comme origine la Renaissance italienne : une Pré-Renaissance se produisit dans plusieurs villes d'Italie dès le (Trecento), se propagea au dans la plus grande partie de l'Italie, en Espagne, dans certaines régions d'Europe du Nord et d'Allemagne, sous la forme de ce que l'on appelle la première Renaissance (Quattrocento) , puis gagna l'ensemble de l'Europe au (Cinquecento).

Dans le courant du et au , ce mouvement permit à l'Europe de se lancer dans des expéditions maritimes d'envergure mondiale, connues sous le nom de grandes découvertes.

La Renaissance s'accompagna aussi d'un ensemble de réformes religieuses.

Selon l'historien anglais John Hale, ce fut à cette époque que le mot Europe entra dans le langage courant, et fut doté d'un cadre de référence solidement appuyé sur des cartesss et d'un ensemble d'image affirmant son identité visuelle et culturelle.

Fresque de Masaccio, avant et après restauration

Fresque de Masaccio, avant et après restauration

1 Historiographie
2 Grandes périodes de la Renaissance
3 XIVe siècle / Trecento
4 XVe siècle / Quattrocento
5 XVIe siècle Cinquecento
6 Renouveau dans les techniques
7 Aspects religieux
8 Grandes découvertes
9 Voir aussi

Historiographie

La découpe historique de cette période charnière entre l'époque médiévale et l'époque moderne est sujette à un débat interprétatif entre historiens et historiens de l'art. Certains parlent d'une Renaissance dès le . En fait, l'emploi même de Renaissance découle d'une perception de l'Histoire visant à lui donner un sens, ce qui correspond au régime de pensée de l'idéalisme allemand du , notamment au travers des concepts de Hegel. Cette manière de percevoir l'Histoire étant elle-même controversée, le lecteur se reportera à l'article indiqué pour plus de développement.

Si la Renaissance du XIIe siècle eut effectivement lieu, elle fut cependant interrompue par une période très difficile en Europe : le vit la peste noire décimer plus du tiers de la population européenne. Les conflits de la guerre de Cent Ans expliquent que ce que l'on appelle communément la Renaissance (objet de cet article) commença beaucoup plus tôt en Italie que dans le reste de l'Europe, en France en particulier.

Tentative de définition

Le concept de Renaissance est difficile à définir.

Selon Jean Delumeau (en 1999), spécialiste de la Renaissance, le mot Renaissance nous est venu d'Italie, où l'on parlait de la Rinascita des lettres et des arts dès la fin du (les italiens disent aujourd'hui Rinascimento).

Le terme de Renaissance a été repris en 1860 par l'historien de l'art suisse Jacob Burckhardt (1818-1897) dans son livre Civilisation de la Renaissance en Italie.

Beaucoup d'auteurs donnent une définition sous forme d'extension temporelle. Pour certains auteurs, cette période peut être très longue, pour d'autres très courte :

D'autres auteurs enfin vont jusqu'à mettre en doute la pertinence d'une définition temporelle. Au sujet de ce débat, voir, par exemple, Paul Oskar Kristeller (1905-1999).

Jean Delumeau (en 1999) indique que l'on a donné au terme un sens toujours plus large.

Il importe de reconnaître les causes de la Renaissance, ses différents aspects, et de distinguer les interactions culturelles entre les différents pays d'Europe, selon chaque domaine.

Jean Delumeau qualifie ainsi la Renaissance de grande marche en avant de l'Europe aux et au s.

L'historien René Rémond indique que ce qui caractérise une renaissance, c'est :

  • l'apparition de nouveaux modes de diffusion de l'information,
  • la lecture scientifique des textes fondamentaux,
  • la remise en honneur de la culture antique (littératures, art, techniques),
  • Le renouveau des échanges commerciaux,
  • les changements de représentation du monde.

Dans le sens de renouveau dans les arts, la littérature, les sciences, le terme de renaissance peut désigner d'autres périodes de l'Histoire : la renaissance carolingienne (les lettrés de cette époque parlaient de renovatio), la renaissance ottono-clunisienne (920-1000), la renaissance du (1060-1200). Les historiens parlent quelquefois de prérenaissances, lire à ce sujet l'article Renaissance en historiographie.

Remise en cause de la notion de Renaissance

Dans son cours au Collège de France en 1742-43, l'historien français Lucien Febvre a montré que c'est Jules Michelet qui a inventé le terme de Renaissance autour de 1640 de façon assez arbitraire et pour des raisons personnelles Voir Lucien FEBVRE, Michelet et la Renaissance, Paris, Flammarion, 1992. . En effet, Jules Michelet, travaillant sur le roi Louis XI alors qu'il était attristé par la perte de son épouse et contrarié par l'évolution politique conservatrice de la Monarchie de Juillet, eut un besoin profond de nouveauté, de renouvèlement. Or sa conception de l'histoire était telle qu'il identifiait ce qu'il vivait et ce qu'il ressentait du passé ; il a donc imaginé une Renaissance après le règne de Louis XI, par l'intermédiaire des guerres d'Italie.

Ce point de vue original a été présenté par Thomas Lepeltier dans un article de la Revue des Livres en 2000 Thomas LEPELTIER, 'La Renaissance existe-t-elle ? Réflexions à partir de Michelet', La Revue des Livres, 2000, en ligne sur [1] Liens externes . Il est cependant contesté par de nombreux historiens qui voient des aspects de césure entre le Moyen Âge et la Renaissance. Ce qui est certain, c'est que la rupture entre Moyen Âge et Renaissance est moins radicale que ce qu'on ne le disait jadis.

Naissance d'une identité européenne

L'historien anglais John Hale, quant à lui, souligne que les lettrés du Moyen Âge avaient conscience qu'ils vivaient sur un continent appelé Europes par les géographe, pour le distinguer de l'Asie et de l'Afrique.

En revanche, la grande masse des habitants de l'Europe n'avaient jamais entendu ce terme : ils lisaient difficilement, et « le clergé leur parlait comme à des chrétiens appartenant au continent choisi par la Divine providence pour être le foyer de la vraie foi. »

En somme, les Européens n'avaient pas pleinement conscience de leur identitéllelle culture.

Voir aussi Mondialisation avant le

Diffusion de l'information par l'imprimerie

L'une des découvertes qui eut le plus d'impact sur les hommes de la Renaissance fut la découverte de l'imprimerie.

Avant l'invention de ce procédé par Gutenberg vers 1450s, l'écriture des livres était faite à la main, par des clerc, qui étaient les seuls capables de maîtriser les techniques d'écritures : au et , les manuscrits étaient retranscrits par des moines dans les scriptoria. C'était l'une des deux principales tâches des moines à l'époque ; ils les embellissaient par des enluminures. D'autre part, la langues employée dans les manuscrit était le latin.

Les universités disposaient d'un quasi-monopole dans l'éducation et la diffusion de l'information. Les puissantes universités de Bologne, de Paris, de Salamanque, d'Oxford, et de Cambridge, étaient seules habilitées à diffuser le savoir, selon les méthodes éprouvées de la scolastique. Le droit était l'une des principales disciplines dans ces universités.

Le savoir était ainsi réservé aux clercs, qui disposaient de l'éducation nécessaire à la compréhension des textes.

L'imprimerie permit brusquement d'ouvrir l'accès à la connaissance à d'autres cercles. Il devint possible, par l'édition de livress à partir du milieu du , de mieux comprendre les faits.

Par exemple, l'Imago mundi de Pierre d'Ailly fut écrit en 1410, et imprimé en 1478. Il fut l'un des fondements de la connaissance géographique utilisée par Christophe Colomb et les navigateurs pendant les grandes découvertes.

Les textes imprimés bouleversèrent la hiérarchie des valeurs. À l'université de Paris, par exemple, la faculté des arts devint au la faculté la plus prestigieuse, devant celle de théologie.

Les bibliothèques commencèrent à se développer. En France, les rois installèrent des bibliothèques dans leurs résidences.

Lecture scientifique des textes fondamentaux

La première édition de la Bible apparut en 1455s. Ses traductions en langues vernaculaire apparurent ensuite à des dates échelonnées selon les différents pays :

Les premiers textes imprimés concernaient assez souvent la religion, et ceci pendant une cinquantaine d'années.

À partir du début du , l'impression de textes profaness prit plus de place, ce qui explique le bouleversement des idée à cette époque.

Il faut mentionner la Grande Charte anglaise, qui existait déjà depuis 1215.

On vit aussi la formation des grandes langues européennes au , comme le français qui devint langue officielle de l'administration en France par l'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539.

Relecture de l'Antiquité

Il est fréquent de dire que durant la Renaissance, on s'intéressa de nouveau à l'Antiquité grecque et romaine, ce qui accompagna le mouvement intellectuel de l' « humanisme ».

En fait, l'Antiquité n'était pas inconnue au Moyen Âge :

  • La culture antique était conservée bien avant le par Isidore de Séville, Bède le Vénérable…,
  • Platon était déjà connu à la cour de Charlemagne (même si celui-ci avait des difficultés à écrire), sous l'influence de plusieurs lettrés (Alcuin…),
  • De nombreux auteurs grecs furent redécouverts par l'intermédiaire des savants musulmans (Avicenne vers l'An mil, puis Averroès vers 1130, pour ne citer que quelques noms) : ce fut ainsi que l'on redécouvrit Aristote en occident aux et s,
  • Les auteurs tels qu'Ovide, Virgile, Cicéron, (liste très incomplète)…étaient connus.

Ce qui est juste, c'est que cette culture était réservée à une élite composée essentiellement de clercss, dans les monastères, puis, à partir du , dans les écoles urbaines, c'est-à-dire les premières université européennes (école scolastique).

On sortit progressivement de cette situation de monopole :

La même année l'invention de l'imprimerie allait permettre d'amplifier le phénomène.

Par conséquent :

En fait, si le terme humanités existait déjà, le terme humanisme ne fut employé qu'à partir du (selon Jean Delumeau).

Changement de représentation du monde

Dans le monde cultivé des universités occidentales, on avait conscience depuis l'intégration des systèmes de l'antiquité grecque (Ptolémée, Aristote, Ératosthène), c'est-à-dire depuis les XIIe s, que la Terre était ronde. Cette représentation n'était pas encore très diffusée dans la société occidentale avant le .

Entre le XIIe et le XVe siècle, les informations géographiques se sont enrichies considérablement à partir d'un ensemble de sources, incluant, outre les philosophes et géographes grecs déjà cités, l'astronome arabe Al-Farghani, l'explorateur vénitien Marco Polo (voyages en Asie), le cardinal français Pierre d'Ailly (auteur de l'Imago Mundi, en 1410, imprimé en 1478).

Avant la Renaissance, on se représentait donc, dans les milieux cultivés, la terre comme sphérique, les terres émergées connues (Europe, Asie, Afrique) occupant l'hémisphère nord, dans un secteur d'environ 180°.

On savait donc qu'il était théoriquement possible d'atteindre l'Asie sans passer par le bassin oriental de la Méditerranée et le Moyen-Orient, occupés par les Turcs, après la prise de Constantinople (1453), soit en contournant l'Afrique par voie de mer en passant au sud, soit en allant vers l'ouest.

On était à la recherche d'autres voies commerciales. Les navigateurss portugais cherchèrent d'abord à contourner l'Afrique. On évitait ainsi les dangers liés à l'emprise ottomane sur l'est du bassin méditerranéen.

La boussole, le sextant, le loch et l'astrolabe (utilisé pour la première fois par Christophe Colomb) apparurent en Europe. Ils permettaient de s'aventurer plus loin des terres. Mais on ne connaissait pas bien la distance à parcourir.

Christophe Colomb se lança donc à l'assaut de l'océan Atlantiques (500 ans après les Viking). Un ensemble de navigateurs portugais et espagnols découvrirent l'Amérique centrale puis du sud, les Français et les Anglais atteignant l'Amérique du Nord.

La découverte du nouveau monde eut un très grand retentissement en Europe : elle diffusa la connaissance de l'existence d'un nouveau continent, auquel le Gymnase Vosgien à Saint-Dié donna le nom d'Amérique en 1507.

Ces explorations, connues sous le nom de Grandes découvertes, enrichirent considérablement les relevés cartographiques (voir Mercator). Elles permirent d'identifier de nouvelles terres émergées, et d'affiner les contours des continents.

Il faut noter que des expéditions chinoises s'étaient lancées aussi à l'assaut des océans (indien) pour établir des échanges avec l'Arabie et l'Afrique (amiral Zheng He, 1415, soit 80 ans auparavant), mais furent arrêtées par l'administration chinoise.

La découverte de l'héliocentrisme, objet de nombreux débats, n'a pas eu d'influence pendant la Renaissance : Nicolas Copernic fit publier ses thèses héliocentristes à sa mort en 1543, mais celles-ci furent interdites en 1616 puis « enterrées » au moment de l'affaire Galilée (1633, pendant la guerre de Trente Ans) jusqu'au milieu du . Il serait donc inexact de parler de révolution copernicienne pour la Renaissance, même s'il y eut effectivement un changement important de représentation du monde.

Échanges commerciaux

Les échanges commerciaux en Méditerranée amorcés après la période des Croisades, continuèrent, surtout depuis les ports italiens de Venise et Gênes. Ces Républiques acquirent ainsi une grande puissance.

La nouveauté vint, dès le , du contournement de l'Espagne par les grandes voies maritimes, délaissant les routes commerciales continentales traditionnelles, qui passaient par les anciennes foires de Champagne par exemple.

La conséquence fut le déclin des foires de Champagne, très florissantes au Moyen Âge, et le développement dès le des grands ports d'Europe du Nord (Bruges, Londres, villes hanséatiques…), qui devinrent en même temps des foyers d'activité culturelle importants.

Alors que la France était encore en pleine guerre de Cent Ans, on assistait ainsi à des échanges entre les grandes villes d'Italie et les grands ports du nord de l'Europe (Bruges, Londres…). La Bourgogne était également prospère.

Au , les puissances ibériques s'initièrent grâce aux grandes découvertes, permirent des échanges avec l'Afrique, l'Amérique centrale et du Sud, l'Inde (épices), l'Amérique du Nord, l'Extrême-Orient.

En France : le français devient langue officielle

En 1539, François I, par l'ordonnance de Villers-Cotterêts, proclame le français langue officielle. Le français devient ainsi la langue officielle du droit et de l'administration, dans les actes juridiques, à la place du latin. François I installe également la bibliothèque royale au château de Fontainebleau.

Le travail linguistique au sein des Institutions permet à la langue française de dépasser les frontières des seules communautés de clercs. Il atteint les érudits (les humanistes).

L'usage des dialectes tend à diminuer, mais il reste très important dans l'ensemble de la France : à la veille de la Révolution française les trois quarts de la population parlaient encore un dialecte.

Changement de représentation

Les critères de la Renaissance identifiés par René Rémond correspondent à un changement de représentation du monde.

Le philosophe Michel Foucault considère que la représentation du monde change à différentes époques de l'Histoire : Renaissance, âge classique et Lumières, Mondialisation. Il appelle épistémè la conception du monde liée à une époque. On peut considérer que la Renaissance correspond à un changement d'épistémè par rapport à celui du Moyen Âge.

Grandes périodes de la Renaissance

Appellations

Il est d'usage d'appeler les siècles de la Renaissance en Italie par le vocable « n »-cento, où « n » désigne le chiffre du siècle :

Attention, au décalage des appellations entre l'italien (formées sur 'n ») et le français (formées sur « n+1 »). Ces appellations se retrouvent dans l'encyclopédie.

XIVe siècle / Trecento

Extension géographique

À cette époque, les prémices de la Renaissance se produisirent surtout en Italie :

Des foyers de Renaissance importants sont les zones en contact avec les autres civilisations, notamment musulmane : Sicile, Espagne. Ces zones de contact existaient en réalité depuis plusieurs siècles : l'Andalousie (royaume de Séville) depuis l'an mil, la Sicile depuis le (Palerme).

L'Italie commença ainsi à importer les sciences et techniques islamiques dans les domaines de l'algèbre, de l'astronomie, de la médecine, de l'alchimie, de la géographie.

Un grand nombre de « découvertes » faites pendant la Renaissance, et jusqu'aux Lumières, proviennent en réalité du savoir transmis par les musulmans depuis la Grèce, l'Inde, Babylone.

Beaucoup de mots de la langue française attestent de cette influence : algèbre, algorithme (Al-Khuwarizmi), alchimie…

Les pays arabes possédaient en effet une avance très importante sur l'Europe dans ces domaines.

Les échanges avec l'Extrême-Orient, déjà commencés avec la route de la soie, s'intensifient par voie de terre à la suite du voyage de Marco Polo.

Littérature

Pétrarque (1304-1374), d'origine toscane, passe pour être (avec Dante au siècle précédent), l'un des pères de la Renaissance.

C'était un érudit, qui maîtrisait les languees latin et grecqueque. Il voyagea dans toute l'Europe, séjourna à Avignon (on dit qu'il gravit le mont Ventoux), et séjourna aussi dans le nord de l'Italie à la fin de sa vie.

Il avait plusieurs amis : Giovanni Boccaccio (Jean Boccace)…

Architecture

L'un des plus beaux exemples d'architecture du est le palais des Papes d'Avignon, qui reste toutefois dans le style gothique.

Peinture

La peinture connaît déjà un renouveau, surtout à partir de l'Italie, grâce à des peintres comme Duccio, Simone Martini, Matteo Giovanetti, élève de Martini qui peignit les fresques du Palais des Papes d'Avignon, et Giotto.

XVe siècle / Quattrocento

Extension géographique

La renaissance s'intensifie en Grèce, elle s'étend aussi aux Flandres, à l'Angleterre, à la Bourgogne, à l'Alsace, à certaines régions d'Allemagne, à la Baltique (Hanse).

En France, le Royaume est encore empêtré dans la guerre de Cent Ans, qui se termina en 1453-1477. La région de Bourges est restée un foyer culturel (Jean de Berry au siècle précédent et Jacques Cœur durant ce siècle, grâce notamment à son palais déjà de style Renaissance). Il faudra les efforts de Charles VII, et surtout de Louis XI pour remettre de l'ordre dans le Royaume.

Louis XII, commença à importer la Renaissance italienne en France : le château de Meillant dans le Berry (actuel département du Cher) est déjà construit dans le style Renaissance.

Littérature

Voir Renaissance artistique

Architecture

En Italie

Artistes marquants :

architectes italiens. Dans le centre de la France

Au , on voit déjà une pré-renaissance, attestée par les châteaux de la route appelée aujourd'hui Jacques Cœur près de Bourges.

Le style gothique flamboyant se répand. Il constitue comme une résistance de l'ancien style.

Peinture

Voir aussi La peinture (résumé à compléter)

Musique

Polyphonie :

La polyphonie est une musique écrite pour des chœurss à plusieurs voix en musique sacrée ou profane. Elle nécessitait des règles d'harmonie, afin de bien entendre les voix simultanément.

Les polyphonies se développèrent à l'origine dans le nord de la France, dans les Flandres, en Angleterre, et en Bourgogne.

XVIe siècle Cinquecento

L'humanisme se développe avec Erasme, humaniste hollandais, esprit universel.

Extension géographique

Le Portugal continue les explorations (Cabrals). Les autres grands navigateur Christophe Colomb, Amerigo Vespucci (voir paragraphe et article détaillé grandes découvertes… permettent aux puissances ibériques (Portugal et Espagne, d'étendre leur puissance.

L'Espagne devient ainsi la première puissance européenne, voire mondiales, grâce à la richesse de ses colonie, et à l'exploitation des mines d'argent, qui autorisent une augmentation de la masse monétaire.

Charles Quint est le souverain le plus puissant d'Europe, étend son influence dans l'ensemble de l'Europe, ce qui n'est pas sans créer une rivalité avec François Ier.

La renaissance italienne se poursuit avec le Cinquecento.

En France, à partir de Louis XII et de François Ier (à partir du début de son règne en 1515, correspondant à la bataille de Marignan), les guerres d'Italie font connaître la Renaissance italienne en France, avec un siècle de retard. Léonard de Vinci apporte en France le savoir-faire des artistes de la Renaissance italienne.

L'Espagne gardera sa puissance jusqu'au traité des Pyrénées (1659).

Droit

En droit, un changement structurel se produisit au , avec le passage de la suzeraineté (société de type de féodal, serment d'allégeance), à la souveraineté.

Le roi contrôlait directement le royaume à l'aide d'une administration mieux structurée, surtout en France et en Espagne. Il s'agissait encore d'une administration très légère, puisqu'elle comptait environ 1500 fonctionnaires en France.

Cette transformation a été en grande partie provoquée par les avancées techniques dans les systèmes d'armement : la portée des nouveaux canons rendait les châteaux forts inefficaces. Le système féodals dans lequel les seigneur avaient des privilèges en échange d'un devoir de protection des sujets, devint caduc.

Il fallut imaginer un système de droit adapté à la nouvelle forme de monarchie.

Par ailleurs, en France, la langue française devint à cette époque la langue officielle du droit et de l'administration, grâce à l'édit de Villers-Cotterêts (François Ier, 1539), qui vint appuyer la souveraineté du roi.

Les théoriciens du droit furent :

Poésie / Littérature

Sur la littérature en langue française du :

Le est marqué par l'apparition de la langue française moderne, soutenue par le pouvoir royal de François Ier, qui, avec l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), donne à cette langue son statut de langue officielle du droit et de l'administration du royaume de France. La bibliothèque royale est transférée de Blois à Fontainebleau.

L'usage du latin commence à décroître, les dialectes continuent d'être parlés par la grande majorité de la population en France et ce jusqu'à la Révolution française (voir Histoire du français).

Les écrivains marquants sont :

Poésie : L'appellation « Renaissance » est ici aussi problématique : après tout, la littérature n'était pas morte et l'Âge d'or (1530-1560) est finalement assez court et évolue très rapidement vers le Baroque.

La poésie compose alors un ensemble assez polymorphe et disparate.

D'un côté, quelques formes médiévales subsistent - que l'on songe notamment à Marot utilisant les formes du rondeau, de la ballade de l'épître, formes qui tombent en désuétude avec la Pléiade.

Parallèlement, de nouvelles formes apparaissent telles que l'ode, le sonnet, l'élégie, le discours ou l'églogue mais aussi d'autres plus longues telles que les longs poèmes cosmologiques de Scève, les Hymnes de Ronsard qui concentrent sur un thème l'ensemble des savoirs et les poèmes dramatiques (qu'ils soient comiques ou tragiques).

Pour autant cette distinction par formes n'est pas toujours évidente, encore moins pertinente, et les arguments permettent tout aussi bien de discriminer la poésie de la Renaissance :

  • Héroïques : peu de réalisation.
  • Satiriques : sur la base des poètes latins, ces œuvres visent la condamnation des vices.
  • Tragiques.
  • Comiques : ayant pour modèle Plaute et Térence, les poètes ridiculisent les défauts de toujours (avarice…) et certains acteurs de la société (courtisanes…).
  • Lyriques avec pour sujets l'amour, le vin, les joutes… dans une imitation d'Horace ou Théocrite.
  • Poésie d'épanchements amoureux et religieux sur le modèle de Pétrarque notamment.
  • Poésie religieuse.

Les formes permettent un classement d'autant moins pertinent qu'un recueil est alors souvent composé avec différents genres et différents registres.

La poésie demeure le genre dominant, produit de la Divine fureur (la furor) envoyée par les Muses. Pontus de Thiard distingue d'ailleurs quatre fureurs divines : la fureur poétique (don des muses), l'intelligence des mystères et religions inspirée par Bacchus, la divination (don d'Apollon) et enfin la passion amoureuse inspirée par Vénus.

Architecture

Au Moyen Âge, les châteaux étaient d'austères monuments édifiés pour l'autodéfense d'un territoire ou d'un pays, et la protection de la population environnante. C'est l'archétype même du château fort. Cependant en France, dès le milieu du (fin de la guerre de Cent Ans) l'influence architecturale de la Renaissance italienne commence à ce faire sentir et du château-fort traditionnel, on va passer au siècle suivant au règne des châteaux-palais si présents aujourd'hui dans la vallèe de la Loire mais aussi ailleurs (Fontainebleau, le Louvre…).

Ainsi, l'ère de la Renaissance laissa la place aux édifices qui misaient tout sur l'esthétique plutôt que sur la défense. C'est alors que disparurent mâchicoulis, créneaux, ponts-levis, meurtrières et douves, pour laisser la place aux somptueux jardins géométriques, aux symétries des châteaux, aux immenses fenêtres, aux colonnes, aux frontons, et aux autres ornements qui pourraient montrer toute la puissance du propriétaire du château.

C'est donc sur l'esthétique que l'on mise, et non sur la défense. Le but étant d'attirer l'œil sur la richesse, et montrer le pouvoir du roi ou du prince. C'est une des caractéristiques les plus visibles de la Renaissance.

En Italie, architectes :

  • Andrea Palladio (Padoue 1508- Vicence 1580), célèbre notamment pour sa Villa Rotonda, dans la région de Vicence, pour le Rendentore à Venise ou encore pour l'église de San-Giorgio Maggiore à Venise.
  • Sebastiano Serlio (Bologne 1475- Lyon ou Fontainebleau 1554/1555), qui a écrit une célèbre traité d'architecture.

En France :
  • C'est la période bien connue des châteaux de style Renaissance.

Peinture

> voir l'article sur la Renaissance artistique

La peinture de cette époque se caractérisait par un intérêt porté à l'homme. On jugeait un homme, si et seulement s'il était instruit. Les peintures étaient le plus souvent des portraits, sculptures de l'être humain dans une image complète et méliorative. L'art du nu s'affirma (en référence à l'Antiquité) notamment pour valoriser l'aspect athlétique de l'Homme. Parmi les peintres de cette époque, on a :

En Italie : Michel Ange, Raphaël, Leonardo Da Vinci, Titien, Véronèse.

En France : Jean Clouet

En Allemagne : Albrecht Dürer, peintre graveur, dessinateur allemand.

Musique

(résumé à compléter)

Styles : Attention , la naissance de l'opéra n'apparaît qu'à l'époque baroque , c'est même sa naissance qui marque le début de cette époque .

  • Polyphonies plurituextuelle .

Personnages marquants :

Renouveau dans les techniques

Voir article détaillé Système technique de la Renaissance

Notons par ailleurs quelques techniques qui permirent le renouveau intellectuel et commercial, inventées ou importées d'autres régions du monde.

Imprimerie

L'imprimerie révolutionna les idées dès sa mise au point en 1453 par Gutenberg. (Le secret de fabrication du papier était parvenu aux Italiens au XIIe s, les Chinois savaient aussi imprimer avec des caractères mobiles en bois. Mais ils n'ont pas développé l'imprimerie pour deux raisons, leur écriture était compliquée, et cela pouvait remettre en cause le pouvoir du pape.)

La première Bible fut imprimée en 1455, ce qui permit la diffusion beaucoup plus rapide des idées et des savoirs à travers l'Europe.

Horloge mécanique

L'horloge mécanique apparaît en Italies dès 1280, et remplace les sablier et horloges à eau pendant la Renaissance.

Vitraux, verre blanc

L'usage des vitres se développa au .

Textile

Perfectionnement et généralisation :

Travail des métaux

Pendant la Renaissance, on emploie de plus en plus l'or, l'argent, le fer, le cuivre, en majorité ramenés du nouveau monde (c'est l'une des conséquences de la découverte de nouvelles terres, quelles quelles soient, à savoir la recherche et l'exploitation de [nouvelles] matières premières [minerais, métaux, sel, fruits et légumes, charbon, pétrole…) Le procédé de l'amalgame apparaît pour le traitement de l'argent.

Techniques de navigation, cartographie

Innovations militaires

Techniques de peinture

Toile : ce nouveau procédé remmplaça progressivement les peintures a fresca employées dans les édifices
  • Peinture à l'huile : ce procédé fut inventé par les Flamands,
  • Perspective, inventée par Masaccio, utilisée par Jan van Eyck et Piero della Francesca.

  • Céramique

    Aspects religieux

    À l'intérieur du christianisme, le besoin de réforme se manifeste dès le . Mais la Renaissance se caractérise aussi en Europe par un fort sentiment antijudaïque.

    Causes de la Réforme

    Le mouvement de renouveau en Europe s'accompagne d'un enrichissement jugé excessif de l'Église, ce qui provoque l'indignation de certains chrétiens, qui veulent revenir aux sources de la Bible.

    D'autre part, à cette époque, certains chefs de l'Église étaient trop proches des autorités politiques.

    Au

    Plusieurs Réformateurs dont John Wyclif en Angleterre, et Jan Hus en Bohême, tentent de réformer l'Église, mais se heurtent à l'intransigeance des clercs. Jean Hus est condamné par l'Église, ce qui laissera une blessure durable en Europe centrale.

    Le moine dominicain Savonarole défia l'Église à Florence. Il mourut sur le bûcher.

    Voir aussi :

    Au

    Réformateurs :

    Voir aussi :

    Judaïsme

    Les aspects liés au judaïsme dans cette période sont abordés dans l'article antijudaïsme :

    • Antijudaïsme pendant la Réforme.
    • Sur la période correspondant aux s, se reporter au paragraphe Bas Moyen Âge

    Alors que les Juifs avaient été des acteurs des précédentes Renaissances, les populations juives sont exclues de ce mouvement de Renaissance, par la multiplication de mesures d'exclusion, soit religieuses, soit politiques : des expulsions de plusieurs pays (Angleterre, Espagne…), des mesures discriminatoires, et la multiplication des ghettos.

    Grandes découvertes

    Rappelons que les routes commerciales (route des épices…) étant barrées du fait de la prise de Constantinople (1453), on chercha à ouvrir de nouvelles voies commerciales.

    Une première phase des grandes découvertes est ouverte, dès le , par les navigateurs portugais qui, sous l'impulsion de Henri le Navigateur, lancent des expéditions en vue de contourner l'Afrique. Vasco de Gama découvre l'Inde (1497-1498) (Inde), Cabral découvrit le Brésil (1500).

    De son côté, l'Espagne envoya ses propres navigateurs : Christophe Colomb vers l'Amérique (trois voyages à partir de 1492), Magellan (tour du monde), Amerigo Vespucci (Amérique du Sud), qui donnera (involontairement) son nom au nouveau continent (voir plus bas)…

    Le traité de Tordesillas (1494) définissait une ligne de partage entre colonies espagnoles et portugaises en Amérique.

    En réalité, l'Amérique avait déjà été atteinte par le viking Leif Ericsson vers l'an mil.

    Le terme « Amérique » fut attribué dans la ville de Saint-Dié (actuellement Saint-Dié-des-Vosges), par une assemblée savante, le Gymnase vosgiens, composé de géographe. Le nom du nouveau continent fut composé à partir du nom du navigateur Amerigo Vespucci.

    Le navigateur français Jacques Cartier partit vers le Canada (1534). Les navigateurs britanniques étaient souvent des corsaires.

    François Xavier atteignit la Chine et le Japon en 1549-1551.

    En fait, le traité de Tordesillas lésait les nations autres que l'Espagne et le Portugal, ce qui provoqua le phénomène des corsaires.

    Francis Drake accomplit la deuxième circumnavigation de l'histoire après Magellan (1577-1580).

    Voir aussi

    Articles connexes

    Génériques : Spécifiques : Voir aussi dans le Wikipedia en italien :

    Bibliographie

    • Atlas historique Nathan . L'édition originale a paru en anglais (1981) sous le titre : The Hamlyn Historical Atlas, chez Hamlyn, Londres. Ouvrage collectif sous la direction de R.I. Moore. L'ouvrage a été traduit en français par Paul Alexandre (1982) ISBN 2-09-290026-9
    • Jean Delumeau :
      • La Civilisation de la Renaissance, Arthaud, coll. « Grandes civilisations », 1993
      • Une histoire de la Renaissance, Perrin, 1999, ISBN 2-262-01288-1
    • John Hale, The civilization of Europe in the Renaissance, (la civilisation de l'Europe à la Renaissance), Perrin, 1993, traduit de l'anglais par René Guyonnet (1998) 2-262-01471-X
    • La France de la Renaissance, France Loisirs, direction Pierre Marchand, Jean-Pierre Babelon, membre de l'Institut, directeur général honoraire du musée des domaines de Versailles, ouvrage collectif, (1998), ISBN 2-7441-1743-9
    • P. Burke, La Renaissance européenne, Seuil, coll. « Points Histoire », 2002
    • E. Garin (s. dir.), L'Homme de la Renaissance, Seuil, coll. « Points Histoire », 2002
    • Th. Wanegffelen et 6 collaborateurs, « La Renaisance », Ellipses, Paris, 2002.
    • J.-P. Poussou, C. Callard, O. Chaline, Y. Lignereux, A. Tallon, La Renaissance. Enjeux historiographiques, méthodologie, bibliographie commentée, Armand Colin, Paris, 2002
    • Bertrand Gille, Les ingénieurs de la Renaissance, Thèse Histoire, Paris, 1960. Seuil, coll. « Points Sciences » 1978 (ISBN 2-02-004913-9);
    • Jacob Burckhardt, La Civilisation de la Renaissance en Italie, t. I & II, Denoël, 1981
    • Le grand livre des explorateurs et des explorations, France Loisirs, sous la direction de Michèle Gavet-Imbert et Perrine Cambournac. 1991
    • Ernst Bloch : La Philosophie de la Renaissance, Payot poche, 1994, ISBN 2228888370.
    • Bertrand Jestaz, L'art de la Renaissance, Citadelles & Mazenod, 1984 (réed. 2207), ISBN 978-2-85-088089-6

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