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Dernière modification: 2007-11-30
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Catégorie: Rouen Jeanne d'Arc commune de la Seine-Maritime Préfecture Ville décorée de la Légion d'honneur Ville portuaire de France Port fluvial Port de plaisance

Rouen

Rouen dite la Ville aux cent clochers est une ville du nord-ouest de la France, chef-lieu de la région Haute-Normandie et du département de la Seine-Maritime. La ville est traversée par la Seine et trois de ses petits affluents, l’Aubette, le Robec et le Cailly. La ville de Rouen compte habitants et son agglomération en 2007.

Ses habitants sont appelés les Rouennais. Rouen est siège d'un archevêché dont l'archevêque est primat de Normandie.

C'est l'une des rares villes françaises à être décorée de la Légion d'honneur.

1 Géographie
2 Histoire
3 Économie
4 Administration
5 Célèbres natifs de Rouen
6 Locutions
7 Citations
8 Héraldique
9 Monuments et lieux touristiques
10 Culture
11 Enseignement
12 Sports
13 Loisirs
14 Jumelages
15 Transports
16 Voir aussi

Géographie

Le blason de Rouen : un agneau portant une croix ; détail du Gros Horloge

Le blason de Rouen : un agneau portant une croix ; détail du Gros Horloge

, Rouen

Situation

À l'origine, la ville occupa la rive droite de la Seine. Aujourd'hui, elle inclut largement la rive gauche (quartier Saint-Sever en particulier, au sud du fleuve) et inclut aussi une île (l'île Lacroix). La vallée est très vallonnée au nord de Rouen qui est dominée par le plateau où se situent de nombreuses villes satellites, tout comme autour de toute la cité, formant l'agglomération.

La Seine représente 179 ha de la superficie de la commune. Il y a 306 ha d’espaces verts, 210 km de voies dont 16 km de pistes cyclables et 8 km de rues piétonnes dont l'entrée est souvent réglementée par des bornes escamotables.

Démographie

La ville de Rouen est au centre d'une aire urbaine de 518 316 habitants. Entre 1990 et 1999 la progression de la population a été de 2,64 %.

Par ailleurs la zone d'emploi de Rouen, compte 724 721 habitants.

(Sources INSEE 1990/1999).

Urbanisme

Vue panoramique sur la ville de Rouen

Vue panoramique sur la ville de Rouen

Il y a 62 000 logements dont 54 000 résidences principales. Environ 1/5 sont des logements sociaux (12 800).

Climat

;Chiffres clés

  • température moyenne annuelle : entre 10 et 20 °C ;
  • jours de gelées sous abri par an : 51 ;
  • durée d'ensoleillement moyenne : 1 630 heures/an ;
  • brouillard : 85 jours/an ;
  • orage : 16 jours/an ;
  • pluviométrie : entre 700 et 1 000 mm/an.

Histoire

la Cathédrale de Rouen

la Cathédrale de Rouen

Tour Jeanne d’Arc

Tour Jeanne d’Arc

Aître Saint-Maclou, Rouen

Aître Saint-Maclou, Rouen

Abbatiale de Saint-Ouen, Rouen

Abbatiale de Saint-Ouen, Rouen

e}}, Rouen

e}}, Rouen

le Gros Horloge (avant les traveaux de restauration)

le Gros Horloge (avant les traveaux de restauration)

Antiquité

Connue des Gallo-Romains sous le nom de Rotomagus – qui viendrait des mots Roto (char) et magus (le marché). La ville a été fondée sur la rive droite de la Seine durant le règne d’Auguste. C'est la deuxième ville la plus importante de la Gaule derrière Lugdunum.

C’est au après Jésus-Christ que la ville romaine atteint son plus haut point de développement. On sait qu’un amphithéâtre et de grands thermes y avaient alors été bâtis. À partir du milieu du , les invasions germaniques commencent.

C’est également durant cette période que la première cathédrale est construite à Rouen et qu’un premier évêque y est nommé, saint Victrice.

Moyen Âge

À partir de 841, les Vikings effectuent de fréquentes incursions dans la vallée de la Seine. Dès cette date, ils ravagent une première fois Rouen. La Chronique de Fontenelle rapporte brièvement : « L'an de l'incarnation du Seigneur 841, les Normands arrivèrent avec leur chef Oscherus et brûlèrent la ville de Rouen le 14 mai. »

Rouen, attaquée une nouvelle fois par les Vikings en 843, deviendra la capitale du duché de Normandie après que Rollon, chef viking aura reçu celle-ci du roi de France Charles III par le traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911. Puis, la cour étant itinérante et Guillaume le Conquérant ayant construit son château à Caen, la capitale sera dans cette dernière ville. Durant la période viking, la ville devient un port de commerce avec la région parisienne et un marché d’esclaves.

Les ducs de Normandie résidèrent plusieurs fois à Rouen, mais Guillaume le Conquérant est inhumé à Caen. Le cœur de Richard II d'Angleterre est préservé dans le chœur de la cathédrale. En 1150, Rouen obtient une charte communale ; la ville est alors administrée par les Cent Pairs. Les habitants sont regroupés en corporations et confréries de métiers. Rouen est un centre de commerce important, exportant du sel et du poisson vers Paris et du vin vers l’Angleterre.

En 1200, la cathédrale de Rouen doit être reconstruite à la suite d’un incendie. Le chantier dure plusieurs siècles.

Le roi de France Philippe Auguste prend la ville le 16 avril 1203 et rattache la Normandie au royaume de France l’année suivante. Il maintient les privilèges communaux, mais fait détruire l’ancien château ducal et fait construire une nouvelle fortification pour surveiller la ville. Celle-ci est construite sur l’ancien site de l’amphithéâtre gallo-romain et prendra le nom de château Bouvreuil. Détruit à la fin du il sert ensuite de carrière, sauf la célèbre tour Jeanne d’Arc restaurée par Viollet Le Duc et qui subsiste encore aujourd’hui. Cette tour est en réalité le donjon du château construit par Philippe Auguste. Malgré son nom, elle ne fut pas le lieu d’emprisonnement de Jeanne d'Arc en 1431 même s'il semble que cette dernière y fit un passage (de la tour où fut emprisonnée la Pucelle d'Orléans, il ne reste qu'une ruine aujourd'hui visible dans l'arrière-cour d'une propriété privée située rue Jeanne d'Arc).

Des manufactures de textiles se développent à Rouen, les marchands achetant la laine en Angleterre et revendant les draps dans les foires de Champagne.

La prospérité de Rouen repose principalement sur le commerce sur la Seine. Les marchands rouennais disposent depuis Henri II du monopole de la navigation sur la Seine en aval de Paris. Ils expédient en Angleterres des vin et du blé et reviennent avec de la laine et de l’étain.

Les troubles liés aux impôts se multiplient à Rouen : les émeutes de 1281 voient l’assassinat du maire et le pillage des maisons nobles. Devant l’insécurité, Philippe IV le Bel supprime la commune et retire aux marchands le monopole du commerce sur la Seine. Mais les Rouennais rachètent leurs libertés en 1294.

En 1306 Philippe IV le Bel décide d'expulser la communauté juive de Rouen forte d'une population de 5 à 6000 âmes.

En 1349, la peste noire éclate à Rouen. En 1382, une révolte urbaine importante éclate, la Harelle. La ville sera cruellement réprimée par les troupes royales. Les impôts sont augmentés et les privilèges de Rouen pour le commerce sur la Seine sont abolis.

Le 19 janvier 1419, durant la guerre de Cent Ans, le roi Henri V d'Angleterre prend la ville de Rouen et rattache la Normandie à la couronne britannique. Jean Jouvenel des Ursins, contemporain de ces événements, rapporte sobrement : « Le siège fut longuement devant Rouen, ne jamais ne l'eussent eu sinon par famine, car il y avoit vaillantes gens tenans le party du duc de Bourgongne ; mais la famine fut si merveilleuse et si grande, qu'ils furent contraints de se mettre en obeyssance du roy d'Angleterre, car d'un costé et d'autre ils n'eurent aucun secours. Le dix-neuviesme jour de janvier le roy d'Angleterre entra à Rouen. »

C’est dans ce contexte que Jeanne d'Arc y fut jugée et brûlée le 30 mai 1431. Les Français reprirent la ville en 1449.

Renaissance

La guerre de Cent Ans terminée, les grands chantiers reprennent dans la capitale normande. Au début de la Renaissance, Rouen est la ville la plus peuplée du royaume après Paris. On achève les églises dans le style flamboyant.

Rouen fut également l’un des foyers normands de la Renaissance artistique, en particulier grâce au mécénat des archevêques (Georges d'Amboise et son neveu, Georges II d'Amboise) et des financiers. Artistes et architectes comme Roulland le Roux agrémentent les maisons et les palais de décors italianisants, comme sur le Bureau des Finances, en face du portail de la cathédrale. On attribue la signature du célèbre sculpteur Jean Goujon aux vantaux de l’église Saint-Maclou.

L’essor économique de la ville à la fin du est dû essentiellement aux draperies, mais également à la soierie et à la métallurgie. Les pêcheurs de Rouen vont jusqu’à Terre-Neuve pour pêcher la morue et en Baltique pour pêcher le hareng. Le sel est acheminé depuis le Portugal et la Guérande. Les draps sont vendus en Espagne, qui fournit désormais la laine et les Médicis font de Rouen le principal point de revente de l'alun romain.

Au début du , Rouen devient le principal port français impliqué dans le commerce avec le Brésil, principalement en raison des besoins en colorants des draperies. En 1500s, dix imprimerie sont déjà installées dans la ville, seize ans après la première installation.

Guerres de religion

Dans les années 1530 et suivantes, la population de Rouen est touchée par le protestantisme, même si elle ne se convertit pas entièrement. Dès 1560, les tensions entre communautés protestante et catholique s'exacerbent : les huguenots provoquent les catholiques et brisent des statues de saints. Le massacre de Vassy déclenche la première guerre de religion. Le 15 avril 1562, les protestants entrent de force dans l’hôtel de ville et chassent le bailli. Au mois de mai, les actions iconoclastes gagnent la campagne. Le 10 mai, les parlementaires catholiques quittent Rouen.

Les catholiques prennent le fort Sainte-Catherine, qui domine la ville. Les deux camps utilisent la terreur. Les autorités rouennaises demandent alors l’aide de la reine d’Angleterre. Les Anglais envoient, en vertu du traité d'Hampton Court signé le 20 septembre 1562 avec Condé, des troupes pour soutenir les protestants et occupent, en échange, Le Havre. Le 26 octobre 1562, les troupes royales prennent la capitale normande et la mettent à sac pendant trois jours, p 235.

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint Rouen fin août 1572 : Hennequier tente d’éviter le massacre aux protestants, en les enfermant. Mais, entre le 17 et le 20 septembre, la foule force les portes des prisons et égorge les protestants qui s’y trouvent, p 286. La ville est plusieurs fois assaillie par Henri IV, mais lui résiste, notamment lors du long siège de décembre 1591 à mai 1592, grâce à l’aide apportée par l’armée espagnole du duc de Parme p 382.

Époque contemporaine

Pendant la guerre de 1870, Rouen sera occupée par l’armée prussienne. Elle le sera également au cours de la Seconde Guerre mondiale du 9 juin 1940 au 15 août 1944. Pendant ce conflit, elle subira de violents bombardements visant notamment les ponts sur la Seine et la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen. La cathédrale et le Palais de justice furent touchés, en particulier lors de la semaine rouge, du 30 mai au 5 juin 1944, pendant laquelle le quartier de la cathédrale était en proie aux flammes.

Quartiers

La ville est divisée en 15 quartiers :

Économie

Rouen est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Rouen. Elle gère l'Aéroport Rouen Vallée de Seine.

Rouen est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Haute-Normandie.

Administration

Maires

Période Identité Parti Qualité
30 août 1944 - 18 mai 1945 Guillaume Montier Agrégé
18 mai 1945 - 17 avril 1958 Jacques Chastellain RI Armateur
6 mai 1958 - 4 avril 1968 Bernard Tissot Avocat
4 avril 1968 - 22 février 1993 Jean Lecanuet Centre Démocrate-UDF Enseignant
8 mars 1993 - 23 juin 1995 François Gautier UDF
24 juin 1995 - 18 mars 2001 Yvon Robert PS Inspecteur de l'Éducation nationale
18 mars 2001 - Pierre Albertini société civile, ex-UDF Professeur

Cantons

Rouen a le plus grand clocher de france apres La Feuillie (Seine-Maritime). Rouen est divisée en 7 cantons :
  • Le 1 canton compte 19 964 habitants ;
  • Le 2 canton compte 13 643 habitants ;
  • Le 3 canton compte 12 033 habitants ;
  • Le 4 canton compte 11 153 habitants ;
  • Le 5 canton compte 15 671 habitants ;
  • Le 6 canton compte 20 682 habitants ;
  • Le 7 canton compte 13 446 habitants.

Célèbres natifs de Rouen

Pierre Corneille

Pierre Corneille

Autoportrait de Jean Jouvenet

Autoportrait de Jean Jouvenet

François Adrien Boieldieu

François Adrien Boieldieu

Gustave Flaubert

Gustave Flaubert

Maurice Leblanc

Maurice Leblanc

Esprit Blanche<br>1796-1852;

Esprit Blanche
1796-1852;

Charles Nicolle

Charles Nicolle

Locutions

  • « Aller à Rouen » signifie être sifflé en jargon de comédiens (le public de Rouen avait la réputation d’être redoutablement exigeant).
  • « Boire à tire-la-Rigault », l'histoire de cette expression rouennaise réside dans le fait que l'évêque Eudes Rigaud (orthographe incertaine) avait fait fondre une cloche énorme que l'on plaça dans la tour Saint-Romain de la cathédrale de Rouen. On donnait à boire à volonté aux hommes qui faisaient sonner cette cloche, d'où l'expression « boire à tire-la-Rigault ».

Citations

''Amis ! c'est donc Rouen, la ville aux vieilles rues,
''Aux vieilles tours, débris des races disparues
''La ville aux cent clochers carillonnant dans l'air
''Le Rouen des châteaux, des hôtels, des bastilles
''Dont le front hérissé de flèches et d'aiguilles
''Déchire incessamment les brumes de la mer »
Victor Hugo, Les Feuilles d'automne

Héraldique

<center>Blason de Rouen</center>

Blason de Rouen

Armes de la ville de Rouen :
« De gueules à l'agneau pascal d'argent, la tête nimbée et contournée, portant une bannerette du même chargée d'une croisette d'or, au chef cousu d'azur semé de trois fleurs de lys d'or. »

Monuments et lieux touristiques

Patrimoine

Le Palais de Justice de Rouen

Le Palais de Justice de Rouen

Rouen est classée ville d’art et d’histoire.

  • Victor Hugo l'avait surnommée « la ville aux cent clochers » et Stendhal « l'Athènes du gothique ». De nombreux édifices ont été endommagés par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale mais il reste heureusement de nombreux bâtiments remarquables, religieux ou non.
  • La cathédrale Notre-Dame, d'architecture gothique, inspira particulièrement Claude Monet. Elle possède, à la croisée du transept, une « tour-lanterne » surmontée d’une flèche en fonte qui culmine à 151 mètres de hauteur (la plus haute de France). La façade occidentale est encadrée de deux tours, la tour Saint-Romain et la Tour de Beurre édifiée avec l’argent des indulgences de carême : celle-ci est un chef-d’œuvre du gothique flamboyant. Toute l’histoire du vitrail du à nos jours peut se lire à l'intérieur de l’église. Dans le chœur se trouvent quelques sépultures des anciens ducs de Normandie comme celle de Rollon, le fondateur du duché, et celle de Richard Cœur de Lion, qui aimait tant la ville et fit déposer son cœur dans la cathédrale après sa mort. Claude Monet l’a immortalisée dans la série des « Cathédrales ».
  • L'abbatiale Saint-Ouen est de style gothique rayonnant. Anciennement « abbaye de Saint-Ouen », elle fut l’un des monastères bénédictins les plus puissants de Normandie. Les travaux commencés en 1318 ont été ralentis par la guerre de Cent Ans et furent achevés au . Après la Révolution, la municipalité s'installe dans l'ancien dortoir des moines. L'abbatiale qui mesure 137 mètres de long sous 33 mètres de voûtes, jouxte l’actuel Hôtel de ville. Elle abrite les magnifiques grandes orgues du facteur romantique Aristide Cavaillé-Coll.
  • L'église Saint-Maclou est un joyau de l’art gothique flamboyant construit entre 1437 et 1517. Elle possède un portail à cinq porches ornés de magnifiques portes en bois sculptées datant de la Renaissance. Tout proche, l’ Saint-Maclou est un lieu étrange et exceptionnel. Son histoire remonte à la Grande Peste noire de 1348 qui tua une grande partie de la population. L'aître servit d’ossuaire. Aujourd’hui, l’ensemble abrite l’École régionale des Beaux-Arts et le service du Patrimoine.
  • Le palais de Justice est une des plus importantes réalisations de l’architecture gothique civile de la fin du Moyen Âge. L’édifice abritait auparavant le parlement de Normandie. Il serait l’œuvre de Rouland Le Roux. Il fut ravagé en 1944 et est actuellement en cours de restauration.
  • La Maison sublime est le plus ancien Monument juif d'Europe. C'est la seule Yeshiva (école de la Torah) médiévale au monde qui ait été conservée. Elle se trouve sous la cour d'honneur du palais de Justice.
  • Le Gros Horloge est une horloge astronomique du , située dans une construction qui enjambe la rue du Gros Horloge et intègre un beffroi et une arche Renaissance. Sur le double écran, l'aiguille unique pointe l’heure. Il apparaît aussi un « semainier » et les phases de la lune sont indiquées dans l'œil-de-bœuf supérieur. L’agneau pascal, représenté au centre de l'arcade, symbolise les armes de la ville. À voir aussi, sur la face droite du Gros Horloge, des anges gravés sur la pierre, dont un qui est à l’envers, signe de mécontentement des ouvriers lors de la construction de l’horloge.
  • L’église Sainte-Jeanne d’Arc a été élevée sur le lieu même du martyre. Cette église moderne, édifiée par Louis Arretche en 1979, a une triple vocation : c’est à la fois une église pour honorer sainte Jeanne d’Arc, un mémorial civil pour commémorer l’héroïne et un lieu de conservation des vitraux de l'ancienne église Saint-Vincent, détruite en 1944.
  • L’Hôtel de Bourgtheroulde est un magnifique hôtel particulier qui présente les influences conjointes du gothique flamboyant et de la Renaissance. Il fut bâti dans la première moitié du par Guillaume Le Roux, conseiller de l’Échiquier de Normandie et seigneur de Bourgtheroulde. Il a été vendu en décembre 2006 pour devenir courant 2008 le premier grand hôtel de luxe de la ville.
  • Le Bureau des Finances construit de 1509 à 1540 à la demande du cardinal Georges d'Amboise est le plus ancien monument Renaissance subsistant à Rouen. Il a eu la chance de ne pas trop souffrir des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, contrairement à de nombreux autres bâtiments. Cet édifice est occupé depuis 1959 par l’office de tourisme de Rouen.
  • La place du Vieux Marché fut le théâtre, en pleine guerre de Cent Ans, du bûcher de Jeanne d’Arc, brûlée vive le 30 mai 1431. Une grande croix a été élevée à l’endroit du bûcher. Au milieu de la place, les vestiges de l’église Saint-Sauveur ont été dégagés.
  • Le Donjon ou Tour Jeanne d'Arc faisait partie du château construit en 1204 par Philippe Auguste. C’est dans ce château que Jeanne d’Arc fut emprisonnée et que se déroula son procès.
  • L’ancienne église Saint-Laurent, de style gothique flamboyant, dont la tour est particulièrement remarquable. Vendue à la Révolution, elle a été réaménagée et est aujourd'hui le musée du Secq des Tournelles, abritant une importante collection de ferronnerie.
  • L’église Saint-Patrice, construite pendant la Renaissance, et reconnue pour ses vitraux exceptionnels, caractéristiques de l’époque.

La vieille ville

La ville est également remarquable pour la diversité et la richesse de son tissu urbain : on y trouve des maisons appartenant à des époques variées, depuis le jusqu'à l'époque contemporaine. Rouen est ainsi une des villes les plus hétérogènes de France du point de vue architectural : hétérogénéité des époques donc, mais aussi des matériaux (les pans de bois, mais aussi la pierre, ou le béton pour les immeubles de la reconstruction), des formes ou des couleurs. À l'opposé de certaines villes classiques comme Bordeaux ou Nancy, Rouen incarna d'ailleurs le modèle de la ville romantique, célébré par Victor Hugo dans un célèbre poème (in Les Feuilles d’automne). Cette variété aurait pu être mise à mal par les importantes destructions de la Seconde Guerre mondiale, qui entraînèrent la disparition de quartiers qui étaient parmi les plus appréciés des touristes avant-guerre. Dans l'ensemble, la reconstruction respecte pourtant les particularités de la vieille ville et, sans recourir au pastiche, tente de proposer une certaine irrégularité des tracés et des formes.

Aujourd'hui la ville conserve près de 2000 maisons à pan de bois dont un millier ont déjà été restaurées : les rues du Gros-Horloge, Saint-Romain, Damiette ou Eau-de-Robec sont de ce point de vue tout à fait remarquables. Moins restaurés mais aussi moins fréquentés par les touristes, les quartiers Saint-Vivien ou Beauvoisine méritent également le détour.

Le port

Depuis le Moyen Âge, et même avant, le port constitue une part prépondérante de l’activité de la ville en raison de sa situation stratégique entre Paris et la mer dont les marées y sont encore perceptibles.

Bien qu’il soit à 80 km par bateau de l’estuaire (6 heures de navigation), le port est à la fois fluvial et maritime car capable de recevoir des navires très importants (jusqu’à 280 m de long et 150 000 tonnes). En aval, les ponts sur la Seines dégagent en effet un tirant d’air de 50 mètres tandis que des dragage permanents maintiennent un tirant d’eau de 10 mètres minimum.

Il est à noter que l’effet des marées est sensible à Rouen.

Tous tonnages confondus, Rouen n’est que le 28 port européen et le 5 français, derrière Marseille (3 européen), Le Havre (5), Dunkerque (13), Saint-Nazaire (18), mais c’est le 1 port européen pour les céréales, le 1 français pour la farine et les engrais. Le trafic pétrolier est bien moindre que celui du Havre, mais non négligeable en raison de la proximité de la raffinerie de Petit-Couronne.

Enfin, les plus grands voilierss du monde se rassemblent à Rouen tous les 4 à 5 ans. Cet événement a été baptisé Voiles de la liberté en 1989, Armada de la liberté en 1994 et Armada du siècle en 1999 environ six millions de visiteurs. La dernière édition, Armada Rouen 2003 en juillet 2003 a accueilli cinquante navires, six mille marins de vingt nationalités différentes, dix millions de visiteurs, des dizaines de manifestations et d’animations…Prochaine édition en 2008.

Les ponts

Le pont Gustave-Flaubert, actuellement en construction

Le pont Gustave-Flaubert, actuellement en construction

Tous les ponts entre Rouen (pont de Normandie, pont de Tancarville, pont de Brotonne) et la mer peuvent laisser passer des navires de fort tonnage.

Les premiers ponts remontent au . Ils furent reconstruits plusieurs fois, particulièrement après les dynamitages et les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Il existait avant guerre un pont transbordeur.

Rouen est la première ville où les ponts empêchent ces navires de remonter la Seine plus haut. Ils permettent cependant le passage des caboteurs fluviomaritimes qui desservent les ports de Limay et de Gennevilliers.

Ces ponts sont, de l’aval vers l’amont :

Parcs et Jardins

  • Jardin des plantes (85000 M²)
  • Parc Antoine de Saint-Exupery (78000 M²)
  • Parc Grammont (29000 M²)
  • Jardin de l'hotel de ville (26000 M²)
  • Jardin Pasteur (21700 M²)
  • Square Verdrel (9000 M²)
  • Et 18 autres parcs et jardins de quartier

Culture

Le Zénith de Rouen, de jour et de nuit

Le Zénith de Rouen, de jour et de nuit

  • 8 théâtres (capacité : de 80 à 1 200 places) ;
  • 1 opéra (Opéra de Rouen / Haute Normandie) ;
  • 5 cinémas (35 salles) ;
  • 1 parc des expositions ;
  • 7 bibliothèques ;
  • 1 Mediatheque (Livraison pour 2010)
  • 1 conservatoire
  • 1 zénith ;
  • 1 jardin des plantes avec serres (nombreuses expositions et conférences).

Tous les ans, depuis 1988, Rouen accueille le festival du cinéma nordique.

Musées

 Pissarro : <em>Rue de l’Épicerie, Rouen</em>, 1898

Pissarro : Rue de l’Épicerie, Rouen, 1898

Scène du musée Jeanne-d'Arc de Rouen

Scène du musée Jeanne-d'Arc de Rouen

  • Le musée des Beaux-Arts de Rouen rassemble un ensemble exceptionnel de peintures, dessins et sculptures auquel s’ajoutent quelques meubles et objets d’art. Les toiles du Caravage, de Velázquez, Delacroix, Géricault, Modigliani et, bien sûr, Monet et Sisley sont les plus célèbres.

  • Le muséum d'histoire naturelle. Fondé par Pouchet en 1828, ce musée est fermé pour travaux depuis 1996 et est rouvert depuis le 23 février 2007.

  • Le musée des antiquités retrace l’archéologie gallo-romaine et mérovingienne et possède une collection d’objets d’art, de vitraux et d’éléments du Moyen Âge et de la Renaissance et des collections égyptiennes et grecques.
  • Le musée Flaubert et d’histoire de la médecine où se trouve la chambre natale de Gustave Flaubert. Nous y retrouvons des souvenirs du personnage, des céramiques pharmaceutiques, des instruments chirurgicaux, documents sur la naissance et sur la petite enfance, du mobilier hospitalier, des statues de saints guérisseurs. Il y aussi un jardin de plantes médicinales.
  • Le musée national de l'Éducation retrace l’histoire de l’enfant et de son éducation depuis le illustrée à travers un choix de peintures et de gravures, de cahiers d’élèves, de livres pour enfants, de mobilier scolaire et de matériel pédagogique.
  • Le musée de la céramique possède une importante collection de faïences qui est axée sur l’évolution de la production rouennaise et de nombreux autres exemples.
  • Le musée Le Secq des Tournelles dispose d’une collection unique au monde de ferronneries regroupant éléments d’architecture, enseignes, serrure, heurtoirs, outils, bijoux, objets de couture et de costume.
  • Le musée Jeanne-d'Arc présente des cires de Jeanne d’Arc, des fac-similés de manuscrits, des affiches et de l’imagerie populaire rappelant la vie et le passage de la Pucelle à Rouen.
  • Le musée Pierre Corneille est installé dans la maison natale du poète et contient des dessins, des gravures relatifs à sa vie et les premières éditions de ses œuvres.
  • Le musée maritime, fluvial et portuaire retrace l’histoire du port de Rouen, les métiers du port, les grands voiliers rouennais, la marine marchande, la batellerie, la construction navale, la chasse à la baleine et les expéditions polaires de Charcot.
  • Le musée du Gros-Horloge retrace l’histoire de l'horlogerie en France et notamment celle du Gros-Horloge de Rouen. Les mécanismes du Gros-Horloge de 1389 et de l'église Saint-Vivien du y sont exposés. Ce musée a rouvert en 2006.

Médias

Voir également la catégorie .
  • Trois journaux pour l'agglomération :
Liberté-Dimanche (parution le dimanche)
    • Le Bulletin de l'Arrondissement de Rouen (parution le mardi)
  • Magazines gratuits :
  • Télévision :
  • Radio :
    • Décrochages d'information locale sur France Bleu Haute-Normandie, 100,1 MHz
    • Décrochage local de 12 à 16 heures sur Europe 2, 104,1 MHz
    • Décrochage local NRJ , 100,5 MHz
    • R.C.2
    • Radio Espace
    • Cristal
    • Horizon
    • HDR, 99,1 MHz
    • Radio Campus, 101,3 MHz

Enseignement

;Collèges

  • Collège Barbey-d'Aurevilly
  • Collège Boïeldieu
  • Collège Bellefonds
  • Collège Camille-Claudel
  • Collège Camille-Saint-Saëns
  • Collège Fontenelle
  • Collége Georges-Braque
  • Collège Jean-Giraudoux
  • Collège Jean-Lecanuet
  • Collège Join-Lambert
  • Collège Saint-Dominique
  • Collège Saint-Victrice
  • Collège Sainte-Marie
;Lycées
  • Lycée Corneille
  • Lycée Jeanne-d'Arc
  • Lycée Gustave-Flaubert
  • Lycée Blaise Pascal
  • Lycée Camille-Saint-Saëns
  • Lycée Join-Lambert
  • Lycée Jean-Baptiste-de-La-Salle
  • Lycée Grieu
  • Institution Rey
;

Sports

24 heures motonautiques

24 heures motonautiques

;Équipements sportifs
  • 11 stades ;
  • 12 salles de sports ;
  • 21 courts de tennis ;
  • 14 gymnases ;
  • 4 piscines ;
  • 2 patinoires.

Nombre de licences sportives : 20 000.

Loisirs

  • La foire Saint-Romain est une fête foraine annuelle qui dure environ un mois entre la fin octobre et la fin novembre. Elle se déroule sur les quais bas rive gauche et s'étale du pont Mathilde au pont Guillaume-le-Conquérant. C'est la première fête foraine de province par sa taille et la deuxième, derrière la foire du Trône, au niveau national. C'est aussi la plus ancienne de France, elle est en effet vieille de plus de 500 ans.
  • Depuis 1989, Rouen organise un rassemblement mondial réunissant les plus grands voiliers, vieux gréements et autres navires de guerre (voir plus haut, le port). La dernière manifestation de ce rassemblement, appelé l'Armada, a eu lieu du 28 juin au 6 juillet 2003. La prochaine aura lieu du 5 au 14 juillet 2008.

Jumelages

Transports

Transports urbains

Rouen possède une ligne (avec 2 branches) de prémétro ou tramway (nom commercial : métrobus) sur 15,7 km dont 1,8 km de tunnel profond et 0,5 km de tranchée couverte, les lignes comportent 31 stations dont 5 souterraines et 1 aérienne. Construit en première phase entre 1991 et le 12 décembre 1994, date de l'inauguration de 11 km de ligne entre Rouen, Sotteville-lès-Rouen et le Grand-Quevilly, puis un prolongement en 1997 de 4,7 km vers Saint-Étienne-du-Rouvray. Un projet de prolongement vers le CHU est en discussion.

3 lignes TEOR (Transport Est-Ouest Rouennais) pour une grande partie en site propre, c'est-à-dire qu'il a sa propre voie et un guidage optique à l'approche des stations toutes équipées pour un accès facile aux handicapés (BHNS) desservant l'agglomération d'Est en Ouest :

  • T1 : Mont aux Malades Mont-Saint-Aignan > C.H.U. Charles Nicolle Rouen
  • T2 : Mairie-V. Schœlcher Notre-Dame-de-Bondeville > Tamarelle Bihorel
  • T3 : Bizet Canteleu > Durécu-Lavoisier Darnétal

  • Le réseau est hiérarchisé et constitué d’une part d’un réseau armature ayant les mêmes caractéristiques d’exploitation que le métro ou TEOR, et conçu en correspondance avec ces lignes avec création de centres d’échanges, et d’autre part d’un réseau urbain et d’un réseau suburbain complémentaires.

  • Il comprend 27 lignes de bus régulières (hors lignes TEOR), dont 15 exploitées par la TCAR (les 12 autres lignes étant exploitées par des sociétés sous-traitantes), 18 lignes de taxis collectifs et 24 lignes à vocation scolaire.

  • 6 types de véhicules circulent sur les lignes TCAR :
  • AGORA standard et AGORA articulé :
  • Plancher bas et espace réservé aux personnes à mobilité réduite.
Climatisation, vidéosurveillance embarquée. Équipements anti-pollution Norme euro3.
  • O 405 N standard et O 405 GN articulé :
Accessibilité facilitée par leur plancher bas.
  • GX 117 L (gabarit intermédiaire) :
Véhicule à plancher bas disposant d’une plate-forme centrale aussi spacieuse que celle d’un bus standard.
  • Les 18 lignes de taxis collectifs sont desservies par des véhicules de type monospace.

  • Il y a un parking gratuit pour les utilisateurs des transports en commun rouennais au niveau du 1 échangeur de l'A150 au pied du futur pont Gustave-Flaubert.

Transports ferroviaires

Rouen possède une gare principale multimodale, la gare de Rouen Rive-Droite d'une fréquentation de 4,5 millions de voyageurs annuels. Elle possédait avant la Seconde Guerre mondiale trois autres gares, les gares d'Orléans, du Nord-Martainville et la gare de Rouen Rive-Gauche-Saint-Sever.

Transports autoroutiers

Transports routiers

  • Rocade Sud III (N338 (Voie rapide entre l'A13 et le futur pont Gustave-Flaubert))
  • Rocade Sud (Ouverture prévue printemps 2008 (Voie rapide entre la Sud III et la RD 18E))
  • Pont Gustave-Flaubert (Ouverture prévue printemps 2008 (Liaison entre l'A150 et la Sud III))
  • L'A150 (Autoroute reliant Barentin au futur pont Gustave-Flaubert)
  • La N28 (Rocade Est reliant l'A28 vers Abbeville au boulevard de l'Europe via le pont Mathilde et le tunnel de la Grand-Mare)
  • Rocade Nord (Reliant la N28 au nord du tunnel de la Grand-Mare au carrefour de la Demi-Lune à Maromme (Projet de passage * * souterrain au niveau du carrefour de la Demi-Lune qui reliera la rocade à l'A150))
  • Rocade Ouest (Entre l'autoroute de Dieppe et l'A28 vers Tours (En projet)
  • Grande Rocade Est (Entre la rocade sud et l'A28 au nord avec une liaison à l'A154 (Louviers-Evreux (en projet)))

Transports fluviaux

Transports aériens

Rouen est desservie par l'aéroport Rouen Vallée de Seine avec près de 50 000 passagers annuels.

Voir aussi

Bibliographie

 <em>Histoire de la ville de Rouen</em> de Nicétas Périaux

Histoire de la ville de Rouen de Nicétas Périaux

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  • Nicétas Périaux, Histoire sommaire et chronologique de la ville de Rouen, de ses monuments, de ses institutions, de ses personnages célèbres jusqu’à la fin du , Rouen, Lanctin et Métérie, 1874
  • Arnaud Périnelle, Rouen : le gros horloge<