Géographie
La commune se trouve à l’entrée de l’
estuaire de la Gironde, sur la rive droite. Sur le
littoral, on trouve cinq
conches, baies de sable fin entourées de falaises calcaires, dont la plus vaste, la Grande Conche, se déploie sur près de 2 600 m. C'est vers - 6000 que ces conches ont été tapissées de sable extrêmement fin (180 µm) qui les a isolées des
marais.
Localisation
Royan est situé sur le littoral
Atlantique, à 60 km au sud de
La Rochelle et à une centaine de km au nord de
Bordeaux.
Quartiers
La ville est divisée en quartiers à l'architecture et aux fonctionnalités différentes.
Les quartiers du Parc et de Pontaillac, excentrés et bâtis le long de plages, sont constitués de grandes villas balnéaires du début du , et sont essentiellement résidentiels.
Lieux-dits
La commune possède également de nombreux lieux-dits qui, pour la plupart, ont tendance à être intégrés en quartiers de la ville suite à l'urbanisation rapide de la côte.
Communes limitrophes
Nom de la commune (distance de centre à centre, à vol d'oiseau)
Vaux-sur-Mer (1,9 km), Saint-Sulpice-de-Royan (3,9 km), Saint-Georges-de-Didonne (4,5 km) et Médis (5,5 km).
Relief
Géologie
Royan est construite sur un un plateau de roches
calcaire datant du
crétacé (environ 150 millions d'années). La formation de l'estuaire et des falaises et conches date d'il y a environ 65 millions d'années au moment où la naissance des
Alpes et des
Pyrénées a froissé les couches de calcaire.
[Musée du patrimoine du Pays Royannais ]
Un risque sismique léger concerne la commune qui est située non loin de la faille d'Oléron. Le 7 septembre 1972 le séisme d'Oléron d'une magnitude de 5.7 a produit quelques dégâts dans la région et a pu être ressenti jusqu'en région parisienne. Le dernier séisme ressenti en date, toujours sur cette faille, d'une magnitude de 4.7, a eu lieu le 18 avril 2005.[Séisme d'Oléron sur le site du CEA. ]
Hydrographie
La commune est entourée par les marais de Pontaillac, Pousseau et Belmont.
Climat
Le climat est de type
océanique : la
pluviométrie est élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la
brise marine. L'
ensoleillement de la
Charente-Maritime est le meilleur du littoral atlantique.
[Données Météo France. ]
Données générales
Cyclone de décembre 1999
La
Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par
le cyclone Martin du 27 décembre
1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à
Royan. Les bâtiments, les bois et les infrastructures portuaires et de communication sur la commune ont subit de lourds dégâts.
Toponymie
Histoire
Antiquité
Dès la préhistoire, le site de Royan fut occupé : des silex taillés mis au jour par des fouilles en attestent. Les Celtes commencèrent à mettre en valeur la presqu'île (dans l'Antiquité, Royan était une presqu'île entre la Gironde et le vaste estuaire de la Seudre). Les Romains développent la culture de la vigne, l’élevage des huîtres et la technique des marais salants. Tibulle célèbre sa côte à propos de la victoire de Messala et Ausone y construisit une résidence. En 418, les Wisigoths arrivent devant Saintes. Pour se protéger, Royan s'entoure de palissades en 419, date à laquelle il est fait mention de cette ville pour la première fois dans un vieux cartulaire. Grégoire de Tours mentionne une usurpation de l'église de Royan par les Wisigoths ariens. En l'été 844, les Vikings remontent la Gironde, pillant tout sur leur passage.
Moyen Âge
Au début du , un calme précaire revient, la presqu’île lentement renaît sous l’impulsion de petites seigneuries et des abbayes. Entre 1050 et 1075, le prieuré de Saint-Vivien de Saintes construit le prieuré de Saint-Pierre sur le plateau à deux kilomètres du bourg. Ceci fixe un petit hameau. En 1092, l’abbaye de la Grande-Sauve installe un autre prieuré, celui de Saint-Nicolas, non loin du bourg. Celui-ci se trouve sur le rocher de Foncillon, au bord de la mer. Accolé au bourg, un petit château protège le fond de la plage de la Grande Conche qui sert de port.
À la fin du , déjà, l’activité portuaire est importante. Les nombreuses gabares qui empruntent la Gironde y font escale dans l’attente de vents ou de courants favorables. Le seigneur de Didonne en profite alors pour faire payer une taxe à tout bateau s’arrêtant au pied du château.
En 1137, Aliénor d'Aquitaine épouse le roi de France, Louis VII. Royan fait partie intégrante du duché d’Aquitaine et passe sous le contrôle direct du roi de France. Mais en 1152, Aliénor divorce et épouse Henri Plantagenêt qui devient roi d’Angleterre en 1154. Royan passe alors sous contrôle anglais. Le roi d’Angleterre fait consolider les défenses du bourg. Il est alors protégé par de solides murailles et on construit un donjon. Les différentes taxes payées par les navires depuis le sont codifiées par les seigneurs de Royan. Code dont on trouve une trace datée de 1232 sous le nom de Coutume de Royan. Le 20 mai 1242, Henri III, roi d’Angleterre, débarque à Royan avec 300 chevaliers. Il est en guerre contre Louis IX (saint Louis). Battus à Taillebourg, les Anglais conservent, par le traité de Paris, le contrôle du sud de la Saintonge, dont Royan.
En 1355, pendant la guerre de Cent Ans, le Prince Noir, héritier du trône d’Angleterre, occupe la Saintonge. Il renforce les défenses de Royan qui devient un gros bourg administré par douze échevins et douze conseillers. À la fin de la guerre de Cent Ans, en 1451, la région de Royan est définitivement française, mais en ruines.
La Renaissance
En 1458, Marie de Valois (1444-1473), fille aînée illégitime de Charles VII et d’Agnès Sorel épouse Olivier de Coëtivy, comte de Taillebourg. Elle apporte en dot 12 000 écus, et les châtellenies de Royan et de Mornac. En 1501 Charles de la Trémoille par son mariage avec Louise de Coëtivy, devient baron de Royan. Au , les guerres de religion font rage, et presque tous les grands capitaines de l’époque comme Henri de Navarre, le futur Henri IV, et le sire de Brantôme (qui deviendra prieur de Saint-Pierre-de-Royan) font la guerre sous les murs de la citadelle. En 1592, Henri IV érige la ville en marquisat au bénéfice de Gilbert de la Trémoille. Au début du , le duc d’Épernon estime que « c’est une des meilleures places pour sa grandeur qui fut en France ». Depuis l’édit de Nantes, Royan est une place forte protestante sous Henri III. La cité fortifiée subit un siège en 1622 dirigé par Louis XIII. La garnison se rend. Mais c’est Richelieu qui, en 1631, fait raser les remparts et les maisons du bourg. La ville devient alors un petit port de pêche et une station de pilotes.
Après la révocation de l'édit de Nantes la majeure partie de la population émigra, surtout en Hollande et les persécutions continuèrent jusque sous Louis XV. Après que la tempête de 1735 ait emporté le remblai de son havre la navigation ne fut pas rétablie avant le .
La Révolution
Dès février 1790, on élit un conseil municipal et la ville devient chef-lieu de canton. La Terreur est à peine sensible, peu de notables sont inquiétés.
L'Empire et les débuts des bains de mer
Royan devient un centre de convalescence pour les soldats de la Grande Armée. Des auberges s’ouvrent. Les habitants prennent l’habitude de louer des chambres aux soldats. Aucune rue ne longe la plage, la mer s'insinuant partout, il faut se protéger des vagues de tempêtes, presque chaque maison en face de la plage possède un jardin avec un épais muret. Le port est à sec à marée basse. Une petite digue est construite en 1810.
Vers 1816, les bains de mer se développent, importés d'Angleterre par les derniers émigrés. Royan, grâce à ses plages et son climat, séduit les premiers estivants. Habituellement ville d’accueil, elle reçoit des vacanciers en majorité bordelais. En 1819, avec le bateau à vapeur La Garonne, mais surtout à partir de 1821 avec le Gironde et L'Hirondelle, les premiers bateaux à vapeur à roues à aubes font un service régulier Bordeaux-Pauillac-Royan en été. Ces bateaux n'accostent pas à Royan même, mais aux falaises de Foncillon qu'on appelle la Plataine. Le transbordement des voyageurs se fait à l'aide de barques.
Le pavage des rues commence en 1816 et n'est achevé qu'en 1826. En juillet 1819, le maire Raymond Labarthe signe la première ordonnance réglementant les bains de mer, qui interdit de se baigner nu dans les plages avoisinant les maisons et qui réserve la plage de Foncillon aux femmes. On aménage les plages. En 1820, il est interdit de « laver les cochons, les chevaux et autres bestiaux à la mer au moment où l’on prend les bains ». En 1836, on taille un escalier à même le roc pour faciliter l'appontage des bateaux. Vers 1845, l'ingénieur Botton fait envelopper la falaise de Foncillon à l'intérieur du port. En 1847, l’ingénieur Lessore construit l’ébauche du premier casino. Sous le Second Empire, la ville connaît un grand essor. En 1854, on installe les premiers éclairages publics. Entre 1850 et 1870, le nombre d’estivants passe de 9 000 à 17 000, la population de 3 329 à 4 500 habitants. Royan devient une grande station balnéaire régionale. Commerces, casino réputé, grands cafés la modernisent. Le 28 août 1875, le premier train venant de Paris arrive à Royan, ce qui donne une tout autre dimension à la station. En vingt ans, de 1875 à 1895, la ville devient une des stations balnéaires les plus luxueuses de la côte océane. Le « Tout-Paris » s’y donne rendez-vous et sa renommée dépasse largement les frontières françaises. À partir de 1885, de nouveaux lotissements au Parc et à Pontaillac se couvrent de somptueuses villas. Un nouveau casino est inauguré en 1885. Il domine la plage de Foncillon et est l’œuvre de l’architecte bordelais Alfred Duprat. En 1895, on demande à l’architecte parisien Gaston Redon de construire, en bordure de la plage de la Grande Conche, un autre casino. Il lui est conseillé de « laisser libre cours à son imagination et de ne lésiner ni sur l’espace, ni sur les proportions ». En août 1895, le plus grand casino de France est inauguré.
Les années folles
Après la guerre de 1914-1918, l’activité balnéaire reprend. En 1922, la municipalité obtient le classement de la ville comme « station climatique d’été ». En 1939, Royan compte plus de 12 000 habitants et reçoit près de 200 000 touristes.
La Seconde Guerre mondiale et la reconstruction
Après l’armistice de 1940, Royan se trouve en zone occupée et intégrée aux défenses du « mur de l’Atlantique ». Mais entre 1943 et 1944, la cité est aussi renforcée pour prévenir une attaque terrestre. Pendant l’été 1944, se constitue la « poche de Royan » qui contient environ 5 000 soldats allemands. Le 12 septembre 1944 la prise de Rochefort enferme les Allemands et permet de commencer le siège de la ville. Malgré les ordres d'évacuations, environ 2 000 habitants y demeurent. Le 5 janvier 1945 vers 4 h du matin, par -5°C, 354 bombardiers de la USAF depuis une hauteur de 2 500 mètres d'altitude, déversent plus de 2 173 tonnes de bombes sur le centre-ville. Le bombardement se déroule en deux vagues, la première commença à 4 h 10 et dura 20 minutes, la seconde à 5 h 20 et dura 30 minutes. Le cœur de la ville, de la gare à Foncillon, est détruit, le port inutilisable, les plages déchiquetées, les casinos en ruines. Tout ce qui a fait le renom de la station balnéaire n’existe plus. 85 % du centre-ville disparait, 442 Royannais et 35 Allemands trouveront la mort. On dénombrera environs un millier de blessés. Sept avions alliés seront perdus pendant le raid. L'historien Howard Zinn raconte dans le documentaire Howard Zinn : You Can’t Be Neutral On a Moving Train, (États-Unis, 2004) comment il a, comme américain, aidé à bombarder cette ville où apparemment a été utilisé pour la première fois du napalm.
Après la guerre, les destructions sont telles que Royan sert, avec d’autres villes, de laboratoire de recherche sur l’urbanisme. En août 1947, c'est le projet d’aménagement de l’urbaniste Claude Ferret qui est accepté. L’architecture de la reconstruction se veut révolutionnaire. Esthétisme moderne, influencé par le courant tropical, illustré au Brésil par Oscar Niemeyer. L’emploi de structures en béton armé, permet de dégager de nouveaux volumes d’habitation ouverts à l’air et à la lumière. Les grandes lignes droites dominent, des volumes cubiques adoucis par des surfaces ou des lignes courbes. Tout privilégie un dégagement vers la mer alors que vers l’intérieur, la perspective est fermée par le marché. Les travaux durent une dizaine d’années. Au début des années 1960, la reconstruction est presque terminée. La ville renaît de ses cendres, plus ordonnée, plus rigoureuse, surtout plus fonctionnelle tout en étant d’une esthétique révolutionnaire pour l'époque.
Aujourd'hui
La ville dispose d’un potentiel d’hébergement important, d’un port de plaisance de près de 1 100 places, d’écoles de voile. La ville expérimente depuis début 2006 un service d’autobus avec arrêt à la demande (le Réseau très royannais
), qui n’est pas sans rappeler le défunt projet Praxitèle.

La plage
Héraldique
Administration
Municipalité
|-
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Canton
Intercommunalité
Royan fait partie, comme 30 autres communes du pourtour royannais, de la
Communauté d'agglomération Royan Atlantique.
Budget et fiscalité
Urbanisme
Jumelage et coopération
Démographie
Économie
L'Économie de la commune est essentiellement tourné vers les activités touristiques estivales.
La commune possède un tissus économique totalisant 1186 Entreprises, 652 Commerces et 413 Prestataires de Services[Ville de Royan ]
.
Culture et patrimoine
Culture
Le musée de
Royan est installé dans le quartier de Pontaillac depuis
2004. Il présente l'histoire de la ville depuis l’Antiquité jusqu'à la seconde guerre mondiale et l’architecture des années
1950.
Gastronomie
Les produits locaux sont :
- Les produits de la mer : les huîtres de Marennes-Oléron, les moules de bouchot, la sardine de Royan, les langoustines, le maigre (poisson), le bar de ligne, le céteau (petite sole).
- Les produits de la terre : le melon charentais, les asperges du Blayais, l'aillet, et même les kiwis.
- Les produits de la vigne : vin de pays charentais, pineau des Charentes, Cognac.
Patrimoine civil
Le marché

Marché central de Royan
Construit en
1955 par les architectes L. Simon et A. Morisseau et l'ingénieur René Sarger. C’est une coque ronde en voile de béton de huit centimètres d’épaisseur. Elle repose sur treize points d’appui périphériques sans aucun pilier intérieur. Il est d'un diamètre de 52,40 mètres, sa hauteur au centre est de 10,50 mètres. Il servit de modèle pour la conception du marché de Nanterre et du
CNIT de
la Défense près de Paris. Il fut restauré en
2003. Le quartier l'environnant n'avait pas bougé depuis les années 1950, il est en cours de rénovation jusqu'en mai 2006.
Le Palais des congrès

Palais des congrès de Royan
Construit en
1957 par l’architecte bordelais Claude Ferret. D'une géométrie cubique adoucie par le mouvement oblique d’escaliers extérieurs et par la subtile imbrication de parois convexes internes. Largement ouvert sur l’estuaire de la Gironde par une paroi toute en verre, il fut agrandi ultérieurement sur les jardins, sous la forme d’un cube transparent.
Pontaillac
Le quartier de Pontaillac doit sa naissance au fait qu'en
1850, Jean Lacaze, entrepreneur de Bordeaux, avait remarqué que la plage recevait de plein fouet la lame du large. Dans le but de spéculer, il y fit des analyses d'eau, et demanda concession des
tannes de Pontaillac à la préfecture de La Rochelle. Cependant, les analyses furent réalisées par son ami M. Cheylack et celui-ci le devança. Jean Lacaze dut partager les concessions avec 8 autres propriétaires, après négociations et jugement, il finit par posséder les dunes en
1855. En mars
1856 fut posé la première pierre de la villa Jean-Lacaze, devenue aujourd'hui hôtel de l'Europe, puis le grand hôtel de Pontaillac et la chapelle privée des Dames-de-l'Assomption. L'église Notre-Dame-des-Anges fut érigée en
1891. Les voies furent créées assez large pour permettre au vent d'aérer la forêt.
Cependant, le maire de l'époque, le comte de la Grandière, voyait en Pontaillac une rivale. La création de voie directe vers Royan fut difficile. Jusqu'en 1862, le boulevard de Cordouan était l'unique desserte de la ville, et il fallut vingt ans pour obtenir l'accord de la création de l'avenue de Paris par le maire de Royan Frédéric Garnier. On crut bon également de donner aux rues le nom des villes d'où venaient les nombreux touristes. Le casino de Royan et les montagnes russes de Pontaillac étaient les deux grandes attractions de cette époque.
Le 4 avril 1984 fut signée une convention qui mit fin à la concurrence entre Royan et Pontaillac.
]]
Villas
Dans les quartiers du Parc et de Pontaillac, il existe encore de nombreuses villas balnéaires construites entre
1890 et
1930.
Une maison industrialisée de l'architecte
Jean Prouvé, construite en 1952, est toujours visible en bord de côte, à proximité du Palais des Congrés.
Patrimoine religieux
L'église Saint-Pierre
C'est le seul monument ancien de la ville. L’abside a été remplacée au par un chevet plat. Le clocher carré date de cette même époque. La façade romane a été détruite lors des guerres de religion. Très endommagée pendant les bombardements de 1945, elle a été restaurée pendant la reconstruction de la ville. L'église est inscrite aux monuments historiques depuis 1928.
L'église Notre-Dame

Église Notre-Dame de Royan
Édifiée en trois ans par l'architecte
Guillaume Gillet et les ingénieurs Bernard Laffaille
[Bernard Laffaille est diplômé de l'École centrale Paris en 1923] et René Sarger, elle fut terminée en
1958. Cette construction est longue de 45 mètres et large de 22 mètres. Son toit en « selle de cheval » a une épaisseur de 10 cm. La
voûte parabolique supportée par des piliers en V verticaux atteint 36 mètres aux extrémités, et 28 mètres au centre. Le clocher effilé s’élève à 60 mètres. Il est surmonté d’une croix de six mètres. Elle est principalement constituée de béton brut.
L'église peut contenir jusqu'à 2 000 personnes.
L’orgue est un « grand seize pieds » construit par Robert Boisseau en étain martelé. Il possède 47 jeux, soit plus de 3 500 tuyaux. Cet instrument est désormais, tout comme l'église qui l'abrite, classé « Monument historique » depuis 1988. Son titulaire est depuis 1966 l'organiste, chef de chœur et compositeur Jacques Dussouil.
Les vitraux sont l'œuvre du maître-verrier Henri Martin-Granel.
Mis en œuvre rapidement dans un souci d'économie, le béton s'est trop vite dégradé. Le clocher et son beffroi ont été restaurés de 1994 à 1996. La réparation des vitraux a été terminée en 1999.
Le temple
Construit dans la rue d'Aunis en
1956 par les architectes Marc Hébrard, Baraton et Bauhain. Il remplace l'ancien temple détruit par le bombardement de
1945.
Entre
1945 à
1956, la communauté protestante de Royan se servait d'un temple provisoire en bois, offert par l'Église de
Lausanne. Ce temple fut ensuite déplacé pour être installé à
Ronce-les-Bains où il est utilisé l'été.
Il est situé auprès d'un cimetière paroissial protestant datant de 1773.
Les éléments architecturaux s’ordonnent autour d’un parvis délimité par un portique d’où surgit un campanile effilé.
L'église du Parc
Construite en
1952 sans aucun pilier au milieu de la nef. La structure est soutenue par de grands contreforts intérieurs, semi-elliptiques en béton et intégrés aux parois. Au-dessus du portail, un immense tympan en céramique représente l’
Assomption.
Aux alentours
Équipements ou services
Transports urbains
La Gare
SNCF de
Royan est le terminus d'une ligne reliant la ville à
Saintes,
Angoulême et
Niort (correspondances
TGV pour
Bordeaux et
Paris). En saison, des trains relient directement
Paris à
Royan (un Corail Intercités aller-retour de jour, au départ de la gare de Paris-Austerlitz, et un train de nuit)
Un bac permet de relier le port de Royan à celui du Verdon, de l'autre côté de l'estuaire, en Gironde.
Éducation
La ville comprend six écoles maternelles, six écoles élémentaires publiques et une privée, deux collèges publics et un privé, un lycée d'enseignement général et un lycée d'enseignement professionnel.
La ville abrite également le Centre Audivisuel de Royan pour l'Étude des Langues (CAREL) : centre pionier dans l'enseignement des langues par les technologies audiovisuelles de pointe, ouvert en 1966.
Sports
Santé
Royan possède un centre hospitalier (urgences, longs séjours, 171 lits, maison de retraite).
Vie locale
Cultes
Marché
Il existe deux marchés principaux : le marché central et le marché du parc.
Environnement
Royan fait parti des
villes et villages fleuris 'quatre fleurs'.
[Villes et Villages fleuris ]
Personnalités liées à la commune
Né en
1658 à Genouillé près de Chatelard, dans la paroisse de Royan. Pasteur comme son père, il essaie sans succès d’organiser la résistance à Royan, à l’époque des
dragonnades. En
1685, il émigre vers l’Angleterre. En
1715, il achète une plantation en
Virginie où il meurt en
1728.
Né à Royan en
1863. Ingénieur et membre de l’
Académie des sciencesss. Il a élaboré une théorie des turbomachines et est l'inventeur du premier ventilateur centrifuge de mine (1890), des turbines à vapeur multicellulaires à action, d'accumulateurs de vapeur en parallèle aux machines à vapeur intermittentes pour entraîner des turboalternateurs, turbopompes, ou turbocompresseurs, de compresseurs à fort taux de compression, des pompes à très forts débits, des
turbocompresseur entrainés par les gaz d'échappement des moteurs des avions utilisés dans l’aviation en 1917. En 1925, il parlait à son fils du prochain entraînement des avions par turbocompresseur (mis au point secrètement par son équipe en 1942). Il meurt à
Neuilly-sur-Seine en
1930.
Galerie d'images
Notes et références
Pour approfondir
Bibliographie
- Naissance d'une station balnéaire : Royan, par Yves Delmas
- Royan et ses environs par Victor Billaud, 1888
- Croix sur Royan - Samuel Besançon, Éd. Bonne Anse, co-éd. avec Le Croît vif, 382 pages, 2000
- Bombardement et libération de la poche de Royan - Marie-Anne Bouchet-Roy, Éd. Bonne Anse, co-éd. avec la Société des amis du musée de Royan, 70 pages, 2005
- Guide architectural Royan 50 - Antoine-Marie Préaut, Éd. Bonne Anse, 266 pages, 2006
- Histoire de la pelote basque à Royan - Jean Barbat, Éd. Bonne Anse, 50 pages, 2006
- Victor Billaud, le chantre de Royan - Monique Chartier, Éd. Bonne Anse, 164 pages, 2005
- Pontaillac, histoire d'une conche de Royan - Yves Delmas, Éd. Bonne Anse, 104 pages, 2003
Articles connexes
Liens externes