Description
Le
chaume est plus long et plus souple que celui du
blé.
L'inflorescence est un épi, de structure semblable à celui du blé. Plus court, toujours barbu, il est formé d'épillets à trois fleurs, dont la médiane est stérile et qui ne porte donc que deux graines. Le grain est un caryopse plus allongé que celui du blé. Les glumelles, non adhérentes, s’entrouvrent à maturité, laissant apparaître le grain.
Histoire
L'origine de l'histoire du seigle n'est pas claire. L'ancêtre sauvage du seigle n'a pas été identifié avec certitude, mais c'est l'une des nombreuses espèces de graminées croissant à l'état sauvage dans l'est et le centre de la
Turquie et dans les régions limitrophes. On a trouvé du seigle domestiqué en petites quantités dans un certain nombre de sites
néolithiques de Turquie, comme à Can Hasan III (
Néolithique précéramique B), mais il est sinon virtuellement absent des témoins archéologiques jusqu'à l'
Âge de bronze en Europe centrale, c. 1800-1500 BC.
[Daniel Zohary and Maria Hopf, Domestication of plants in the Old World, third edition (Oxford: University Press, 2000), p. 75] Il est possible que le seigle ait migré depuis la Turquie vers l'ouest mélangé en petite quantité au blé, et qu'il ait été cultivé pour lui-même seulement dans un deuxième temps. Bien que des vestiges archéologiques de cette céréale aient été trouvés dans un contexte romain le long du Rhin et du Danube et dans les
Îles britanniques,
Pline l'Ancien fait peu de cas du seigle, le décrivant comme «
une nourriture très pauvre, utile seulement pour éviter la famine » et indiquant qu'on le mélange avec du blé pour «
pour atténuer son goût amer, et même alors il est très désagréable à l'estomac » (L'Histoire naturelle'' 18.40).
Depuis le Moyen Âge, le seigle a été largement cultivé en Europe centrale et orientale et il a été la principale céréale panifiable dans la plupart des régions à l'est de la frontière franco-allemande et au nord de la Hongrie.
L'affirmation d'une culture bien plus précoce du seigle, sur le site épipaléolithique de Tell Abu Hureyra dans la vallée de l'Euphrate, dans le nord de la Syrie, est controversée. Les critiques portent sur des incohérences dans la datation au radiocarbone, et des identifications fondées uniquement sur le grain, et non pas sur la balle.
Utilisation
- Grains :
- Alimentation humaine : la farine de seigle est recherchée pour la fabrication de pain, notamment pour sa valeur diététique.
- Alimentation animale : le seigle a une valeur fourragère équivalente à celle du blé. Mais le seigle peut aussi être fauché avant maturité pour être distribué aux animaux en plante entière.
- Paille : matière première pour la confection de toitures traditionnelles, ou le rempaillage de chaises. Elle sert aussi à la fabrication de paillassons et d'objets artisanaux. Elle peut entrer dans la composition de matériaux isolants.
- Jardins : le seigle est parfois employé sur les sols acides, comme semis d'automne, pour occuper le terrain et ainsi éviter la pousse d'herbes indésirables. On peut également considérer l'aspect esthétique de cette longue graminée comme non négligeable.
- Radicelles de graines germées : le macérat glycériné (gemmothérapie, médecine non conventionnelle) soignerait les problèmes hépathiques chroniques et aigus, le psoriasis et les maladies auto-immunes
[Guide ethnobotanique de Phytothérapie ]
, Gérard Ducerf, Editions Promonature, 2006.
- Environnement : utilisé comme interculture piège à nitrate (CIPAN)
- L'ergot de seigle est un parasite courant pour cette plante, utilisé pour la production de LSD.
Note : les «
ségalas » sont des terres froides, à sol pauvre et acide, favorables à la culture du seigle. On les trouve notamment dans le sud-ouest du
Massif central (
France).
Production
Production en tonnes. Chiffres 2004-2005 Données de FAOSTAT (FAO) Base de données de la FAO, accès du 14 novembre 2006
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| align='left'
| align='right'|2 871 870,00
| 16 %
| 3 630 000,00
| 23 %
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| align='left'
| align='right'|4 280 716,00
| 24 %
| 3 359 452,00
| 22 %
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| align='left'
| align='right'|3 830 000,00
| 22 %
| 2 794 000,00
| 18 %
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| align='left'
| align='right'|1 592 500,00
| 9 %
| 1 184 000,00
| 8 %
|
| align='left'
| align='right'|1 397 000,00
| 8 %
| 1 155 000,00
| 7 %
|
| align='left'
| align='right'|600 000,00
| 3 %
| 748 000,00
| 5 %
|
| align='left'
| align='right'|417 900,00
| 2 %
| 366 900,00
| 2 %
|
| align='left'
| align='right'|270 000,00
| 2 %
| 260 000,00
| 2 %
|
| align='left'
| align='right'|313 348,00
| 2 %
| 196 755,00
| 1 %
|
| align='left'
| align='right'|209 690,00
| 1 %
| 191 450,00
| 1 %
|
| Autres pays
| 1 869 446,00
| 11 %
| 1 624 021,00
| 10 %
|
| Total
| 17 652 470,00
| 100 %
| 15 509 578,00
| 100 %
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Production en tonnes pour le fourrage et l'ensilage. Chiffres 2004-2005 Données de FAOSTAT (FAO) Base de données de la FAO, accès du 14 novembre 2006
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| align='left'
| align='right'|21 522 700,00
| 85 %
| 21 600 000,00
| 85 %
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| align='left'
| align='right'|1 800 000,00
| 7 %
| 1 850 000,00
| 7 %
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| align='left'
| align='right'|1 200 000,00
| 5 %
| 1 000 000,00
| 4 %
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| align='left'
| align='right'|600 000,00
| 2 %
| 600 000,00
| 2 %
|
| align='left'
| align='right'|297 000,00
| 1 %
| 297 000,00
| 1 %
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| Total
| 25 419 700,00
| 100 %
| 25 347 000,00
| 100 %
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Notes
Voir aussi
Article connexes
Liens externes