Fondée en 1934 à Dallas aux États-Unis, elle est historiquement implantée dans le Middle West américain. Présente également en Amérique latine, elle se déclare être au service des milliers de communautés linguistiques du Tiers-monde dont les langues ne sont pas écrites. En demeurant parmi les membres de ces communautés pendant parfois plusieurs années, les 'linguistes-chercheurs' de la SIL s'efforcent d'étudier leur culture et leur langue. Les membres et les volontaires de cette organisation partagent un engagement chrétien évangélique. Un de leur buts est entre autres la traduction et la mise à disposition des textes bibliques dans la langue locale des communautés parmi lesquelles ils travaillent.
Le personnel de la SIL se compose d'environ 5 300 membres ou volontaires engagés dans des projets de développement au sein de communautés de langues minoritaires à travers le monde. Un des chercheurs les plus célèbres de la SIL fut (1912–2000), qui a pris la suite de (1896–1982), le fondateur de la SIL. Pourtant, malgré une bibliographie comptant quelques publications, la SIL ne constitue pas une référence dans le domaine de la recherche en linguistique. En effet, la plupart de ses chercheurs ne bénéficient pas d'une formation académique suffisamment solide pour produire des descriptions qui puissent servir de référence aux linguistes professionnels. Les publications de la SIL n'ont d'ailleurs aucune prétention théorique, et ne visent généralement qu'à documenter les langues de façon la plus simple possible, suffisamment pour pouvoir y traduire les évangiles.
L'apport de la SIL à la science des langues se réduit essentiellement à deux points: d'une part, la constitution d'une base de données (Ethnologue.com) recensant l'ensemble des langues du monde, classées génétiquement; d'autre part, la constitution d'outils informatiques gratuits, utiles à tous les linguistes de terrain, qu'ils appartiennent ou non à la SIL (Shoebox/Toolbox, logiciel aidant à la confection de dictionnaires bilingues; diverses polices de caractères phonétiques; etc.).
Par ailleurs, la SIL participe à des échanges entre bibliothèques et universités, fournit des bourses d'étude pour des chercheurs locaux, et aide à la conservation de documents rares menacés (sauvegarde d'archives, projets de financement d'équipements).