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| Dernière modification: 2007-11-30 |
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Catégorie:
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Sociologie de la connaissance |
La sociologie de la connaissance est une branche de la sociologie qui a pour objet la connaissance considérée comme un phénomène social. En s'intéressant aux modes de pensées des individus saisis en fonction de leur groupe d'appartenance et de la situation qu'ils occupent dans un état de société donné, la sociologie de la connaissance a pour but de mettre en lumière la manière dont les gens pensent effectivement au quotidien.
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Connaissance, idéologie, politique
Initié par Max Scheler et poursuivie par Karl Mannheim, ce programme de recherches s'est très tôt intéressé à la manière dont l'idéologie imprègne la pensée, en particulier dans le domaine de la politique. Partant du postulat que toute connaissances est socialement constituée et orientée par des systèmes de valeur et des idéologies, le sociologue de la connaissance porte une attention particulière à la constellation socio-historique dans laquelle s'inscrit le sujet pensant.
Dès lors, la sociologie de la connaissance s'intéresse particulièrement - du moins chez Mannheim - aux discours, dont l'analyse permet de voir comment s'actualisent certains schèmes de raisonnement ou des conceptions du monde qui livrent des modes de connaissance de « sens commun ». En effet, la sociologie de la connaissance ne porte pas sur les modes de connaissances scientifiques ou philosophiques ; elle n'adopte pas non plus une perspective cognitiviste s'intéressant aux phénomènes mentaux considérés en dehors de tout contexte social.
Citation
« La sociologie de la connaissance n'est pas une philosophie, une doctrine, une idéologie, encore moins une discipline particulière ; elle est ce que devrait être une anthropologie en continuelle genèse. Avant d'être ainsi nommée, elle se fraye un chemin, en ordre dispersé, à la convergence de multiples recherches, d'analyses différentes [...].
Elle tente de saisir le sens et les rôles des diverses formes de la pensée, leurs pratiques, leurs représentations, leurs expressions, selon leur enracinement dans un ensemble humain et la place qu'elles y occupent. » Jean Duvignaud,
Repères bibliographiques
Ouvrages classiques
- Max Scheler, Problèmes de sociologie de la connaissance (1924) ; éd. français, Paris, PUF, 1993.
- Karl Mannheim, Idéologie et utopie (Une introduction à la sociologie de la connaissance) (1929), Paris, Rivière, 1956.
- Peter Berger et Thomas Luckmann, La construction sociale de la réalité (1966), Paris, Armand Collin, 1996.
Autres contributions
- Georges Gurvitch, Les cadres sociaux de la connaissance, Paris, PUF, 1966.
- Jean Duvignaud (éd.), Sociologie de la connaissance, Payot, 1979.
- Francis Farrugia (éd.), La connaissance sociologique, L'Harmattan, 2002.
- Francis Farrugia (éd.), L'interprétation sociologique, L'Harmattan, 2006
- Alfred Schütz, Essais sur le monde ordinaire, préface et traduction Thierry Blin, Félin Poche, 2007
- Gérard Namer, Karl Mannheim sociologue de la connaissance, L'Harmattan, 2006.
Voir également
Articles connexes
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