www.all2know.com Google WWW All2know fr
  Accueil Accueil | À propos À propos 
  Navigation
» Accueil
» Page des catégories
» Liste des listes
» Alphabétique indexes
» Biographies
» Une page au hasard
» Éditer Liens externes
Dernière modification: 2007-12-03
  Autres langues 
fiStupa
svStupa
Catégorie: Architecture religieuse Art bouddhique Stûpa Monde indien Bâtiment

Stûpa

Un stûpa (un mot sanskrit) est une structure architecturale bouddhiste et jaïna que l'on trouve dans le sous-continent indien, dont il est originaire, mais aussi dans le reste de l'Asie où il a suivi l'expansion du bouddhisme. C'est à la fois une représentation aniconique du Bouddha et un monument commémorant sa mort ou parinirvâna.

1 Origine
2 Évolution et propagation
3 Les stûpas célèbres
4 Les stûpas jaïna
5 Propagation et évolution du stûpa
6 Noms locaux des stûpas
7 Voir aussi

Origine

]] Le stûpa trouve son origine dans le tumulus et ne consiste, à ses débuts, qu'en un empilement de pierres au cœur duquel est enfermé une relique du Bouddha. En effet, d'après la tradition, après la crémation du Bouddha, ses reliques sont partagées en huit parties qui sont distribuées aux huit rois venus lui rendre hommage à cette occasion : Ajâtashatru, le roi du Magadha, au Lichchavî de Vaishâlî, aux Shâkya de Kapilavastu, aux Buli d'Allakappa, aux Koliya de Ramagama, au brahmane de Vethadipa, aux Malla de Pâpâ - Pâvâ en pâli - et aux Malla de Kusinâgar. Ce sont ces reliques qui vont être enchâssées dans les premiers stûpas.

Cependant, tous les stûpas ne contiennent pas de relique. On classe généralement les stûpas en quatre catégories suivant leur nature :

  • les dhâtu-chaitya qui abritent des reliques,
  • les paribhoga-chaitya qui contiennent des objets ayant appartenu au Bouddha,
  • les dharma-chaitya qui exposent la doctrine bouddhique,
  • les uddeshika-chaitya qui commémorent simplement le parinirvâna, chaitya étant un mot sanscrit signifiant sanctuaire.

De la même façon, toutes les reliques ne sont pas enfouies dans un stûpa. Un contre exemple notable est la fameuse dent de Bouddha, une molaire supposée restée intacte dans le bûcher de sa crémation, qui après être restée en Orissâ, à Dantapura, peut-être l'actuelle Purî, fut envoyée à Ceylan par Ashoka, où elle légitimait le pouvoir des rois cinghalais. Elle connut ensuite de nombreuses aventures - transfert en Birmanie durant la période de la colonisation portugaise de l'île, deux destructions par martelage et crémation, dont l'une à Goa d'une réplique par l'inquisition - et se trouve actuellement dans le Dâlada Maligawa, le Temple de la Dent à Kandy, qui n'est pas à proprement parler un stûpa.

Évolution et propagation

La structure principale, l'anda, qui représente le bol à aumône retourné, évolue plus tard en une demi-sphère, parfois avec une base cylindrique comme à Sârnâth, par exemple. L'anda repose le plus souvent sur un piédestal carré, un groupe de trois marches symbolisant la robe de moine repliée. Le stûpa comporte parfois un ou plusieurs portails d'accès ou torana, une vedikâ ou clôture autour du monument délimitant le pradakshinâpata, un chemin circumambulatoire autour de l'anda qui se parcourt dans le sens dextrogyre. Au sommet de la structure, on trouve un harmikâ, sorte de plate-forme entourée d'une balustrade, d'où émerge un mât, le stambha qui porte le chattrâ, un certain nombre d'ombrelles de tailles décroissantes formant un cône. (On retrouve ces différentes parties dans l'illustration ci-contre)

Ils connaissent souvent des remaniements, en particulier la pose d'un acchadya - ou couverture - destiné à augmenter leurs dimensions afin de les rendre plus majestueux.

L'empereur Ashoka qui régna dans le nord de l'Inde au , est considéré comme le grand propagateur de ce type de construction. La tradition le crédite de stûpas, mais il s'agit là probablement d'un nombre plus symbolique que réel.

La forme du stûpa connaît une forte variation lors de sa dissémination dans le continent asiatique, chaque région développant son style propre. Ainsi, au Tibet et dans ses anciens satellites culturels que sont le Bhoutan et le Sikkim, il devient un chorten, avec sa forme caractéristique de bulbe, tandis qu'à l'inverse, au Myanmar et en Asie du Sud-Est, il adopte une forme typique de cloche.

Les stûpas célèbres

Le stûpa se transforme aussi en pagode, un véritable bâtiment dans lequel on peut pénétrer, tandis que le bouddhisme se répand en Asie.

Les stûpas jaïna

Comme les Bouddhistes, les Jaïns ont aussi érigé des stûpas en l'honneur de leurs saints, avec leurs accessoires de clôtures, de portes décorées d'ombrelles en pierre, de piliers finement scultés et d'abondantes statues. Des restes anciens de stûpas ont été découverts dans le tertre de Kankâlî, près de Mathura, dans l'Uttar Pradesh. On pense qu'ils remontent au Ier siècle avant notre ère.

Propagation et évolution du stûpa

Image:Bodnath.jpg|Le Grand Stûpa de Bodnath au Népal Image:Small stupa in Kathmandu.jpg|Un stûpa sur une place de Katmandou Image:Chorten Tibet.jpg|Un chorten au Tibet Image:Stupa Chorten Ladakh.jpg|Un chorten au Ladakh Image:Dagoba Colombo.jpg|Un dagoba au Sri Lanka Image:Shwedagon-Pagode.jpg|La pagode Shwedagon à Rangoon Image:Wat Arun from Chao Phraya River.jpg|Le Wat Arun à Bangkok Image:Sukhothai historical park2.jpg|Un stûpa à Sukhothai Image:Borobudur stupa.jpg|stûpas à Borobudur Image:That_Louang_Vientiane.jpg|Le That Luang à Vientiane

Noms locaux des stûpas

pâli : thûpa, dâgoba ; tibétain : chorten ; birman : dagon, paya, zedi ; thaï : thât, chedi ; laotien : thât ; khmer : chetdei, chedey ; vietnamien : thap ; mongol : suwurghan ou suburghan ; chinois : ta, ta-lin ; coréen : tap, budo ; japonais : tô, sotoba.

Voir aussi

Liens externes

Un article de Wikipédia, l‘encyclopédie libre. Liens externes. Tous les textes sont disponibles sous les termes de la GNU Free Documentation License Liens externes.