Description
- Le symbole normalisé d'une tension électrique est U.
- L'unité de mesure en est le volt, unité de symbole V.
- Dans les schémas électriques on se sert de la lettre U associée à d'autres symboles pour désigner les différents potentiels électriques.
- En règle générale, les grandeurs électriques constantes (cas d'un circuit en courant continu) sont représentés par une majuscule et celles pouvant varier dans le temps par une minuscule.
Si dans un
circuit électrique constitué d'éléments de
résistance non nulle, il existe un courant électrique, c'est qu'il existe dans ce circuit un
générateur entretenant une tension à ses
bornes.
Classement
En fonction de sa
valeur efficace, une tension est classée selon le tableau normalisé suivant :
| Nom
| Abréviation
| Valeur en courant continu
| Valeur en courant alternatif
|
| Haute Tension B
| HTB
| > 75 kV
| > 50 kV
|
| Haute Tension A
| HTA
| 1500 V < HTA < 75 kV
| 1000 V < HTA < 50 kV
|
| Basse Tension B
| BTB
| 750 V < BT < 1500 V
| 500 V < BT < 1000 V
|
| Basse Tension A
| BTA
| 120 V < BT < 750 V
| 50 V < BT < 500 V
|
| Très Basse Tension
| TBT
| < 120 V
| < 50 V
|
Dans le domaine des faibles tensions, la généralisation de l'USB a fait apparaître un standard de fait de 5 V.
Mesure
On peut mesurer la tension à l'aide d'un
voltmètre branché
en parallèle / dérivation sur le circuit.
Définition et interprétation physique
La tension électrique aux bornes d'un dipôle est toujours égale à la circulation du champ électrostatique à l'intérieur de ce dipôle.
En d'autres termes, la tension électrique représente le travail de la force électrostatique (qui règne au sein du dipôle) sur une particule chargée, divisé par la valeur de la charge (dans le cas d'un générateur de tension continue, une pile par exemple, la tension électrique à vide de cette pile, appelée force électro motrice (fem), est le travail de la force electro de propulsion sur les électrons). On parlera donc d'énergie échangée par unité de charge, qui peut être comparée, si l'on ne tient pas compte des unités, à l'énergie échangée pour une charge de 1 Coulomb. Son unité est donc celle d'une énergie divisée par une charge électrique, c'est-à-dire, le Joule/Coulomb qui équivaut à des Volts.
Tout dipôle d'un circuit électrique développe une tension à ses bornes, ce qui revient à dire qu'il échangera une certaine énergie avec les charges en mouvement le traversant, qui sont, dans un nombre important de cas, des électrons. Cette D.D.P est égale à l'énergie par unité de charge, échangée entre chaque particule chargée qui traverse le dipôle et le dipôle lui même.
Dans le cas de la traversée d'un générateur d'énergie, l'énergie reçue par les charges est convertie en un déséquilibre électrostatique (densité volumique de charge différente d'un point à un autre) qui crée la D.D.P aux bornes du générateur. Autrement dit, l'énergie gagnée par une charge dans le générateur est convertie en énergie potentielle qui sera transformée dans le reste du circuit.
W/q reçu dans générateur = D.D.P générateur
Dans le cas de la traversée d'un récepteur d'énergie, l'énergie prise aux particules chargées par le dipôle a pour effet de 'retenir' aux bornes du récepteur une partie (plus ou moins grande suivant le nombre de récepteurs) de la D.D.P du générateur. Cette D.D.P a pour effet de fournir l'énergie nécessaire aux charges pour la traversée du dipôle récepteur.
W/q perdue dans le récepteur = D.D.P récepteur
Si on note e la charge électrique d'un électron en Coulomb et u la tension d'un dipôle en Volt, alors chaque électron traversant ce dernier y gagnera ou y perdra (suivant le signe de u) une énergie égale à W = u * e Joule.
D'après la loi de Kirchhoff, également appelée loi des mailles et valable dans l'Approximation des Régimes Quasi-Stationnaires (c'est-à-dire lorsque le temps de propagation de la tension d'un bout à l'autre du circuit est négligeable devant le temps de 'variation' de la tension du générateur), on peut dire que la somme des tensions (avec leur signe suivant la nature du dipôle) dans une maille d'un circuit est nulle. On désigne ici par maille, un chemin permettant aux charges électriques libres de se déplacer, d'effectuer un tour complet (c'est-à-dire de partir d'un point et de pouvoir y revenir). Pour l'application de cette loi, on attribue un signe aux tensions du circuit: positives pour les générateurs et négatives pour les récepteurs.
L'important est de bien discerner que le passage par un générateur donne de l'énergie alors que le récepteur en retire. L'énergie reçue par les différents récepteurs du circuit est bien sûr égale à celle fournie par le, ou les générateurs.
Voir aussi