Participants aux négociations
Les pourparlers de Münster opposaient les Provinces-Unies (les Pays-Bas) à l'Espagne et la France au Saint Empire romain germanique. Ceux d'Osnabrück, la Suède à l'Empire. Les principaux bénéficiaires furent la Suède, les Pays-Bas et la France. Côté français, la diplomatie initiée par Mazarin fut décisive.
Remodelage de la carte de l'Europe

Carte simplifiée de l'Europe après la Paix de Westphalie en 1648
Les décisions remodèlent l'Europe pour de longues années. Les grandes lignes sont :
L'Empire se trouva morcelé en 350 petits États, sonnant le glas de la puissance des
Habsbourg.
Le traité a également érigé l’État-nation souverain comme socle du droit international, mettant fin (en théorie) au droit du plus fort. Ce fut une nouvelle conception de la souveraineté.
Aspects religieux
Les traités reconnaissaient les trois confessions, catholique, luthérienne et calviniste dans le Saint-Empire, les princes conservant le droit d'imposer leur religion à leurs sujets.
Les contestations les plus virulentes vinrent du Saint-Siège, qui perdait là une grande partie de son influence sur la politique européenne, et de l'Espagne qui poursuivit la lutte contre la France jusqu'au traité des Pyrénées en 1659.
Voir aussi
Articles connexes
- Münster, ville où se trouve la salle de la paix dans laquelle furent signés les Traités de Westphalie
Liens externes
Sources
Notes et références