Constitution du vihara
Les premiers viharas devaient être des constructions simples en bois ou en bambou. Sur les terrains offerts ou mis à la disposition de la Communauté par des nobles ou de riches marchands désireux de gagner du mérite, des structures permanentes en dur apparurent rapidement, situées généralement à proximité des villes ou des grandes voies de communication ; les
cénobites commencèrent à concurrencer les moines errants, sans toutefois les remplacer. Au IIe siècle av. J.C, la forme générale du vihara était fixée : des cellules de méditation, ou parfois de petites chambres, entourent un espace central ; le vihara est bâti à côté d’un chaitya (
stupa), qu’il inclut parfois au fond de l’espace face à la porte. Vihara et chaitya constituent un
sangharama, « jardin » ou « résidence » du
sangha. Dans le nord de l’Inde apparurent des formes troglodytes dont
Ajanta est un exemple. On en retrouvera plus tard dans les
grottes de Mogao. A partir du Ier siècle apparaissent de grands monastères-universités comme
Nalanda ou
Anuradhapura à
Ceylan. Le vihara a donc évolué selon deux grandes direction : temples-monastères de village ou centres universitaires. Les monastères et temples bouddhiques des régions
mahayana et
vajrayana, où la retraite de la saison des pluies n’est pas respectée, ont leur propre histoire architecturale et portent des noms différents selon les types et les régions.
Sources
Voir aussi
Stupa |
Pagode |
Wat |
Liste de temples bouddhistes