Étymologie
A côté du terme générique
homo (l'être humain, terme qui s'applique donc aux femmes :
homo sum - je suis un homme - peut dire une femme), le terme
vir désigne le
mâle avec les spécificités qu'on lui attribuait par opposition à
femina, la femme (
radical indo-européen :
dheH1, allaiter, enfanter), terme auquel se rattache des termes comme
filius (fils),
felicitas (
bonheur), ou encore
felix (fécond, heureux). Ce terme,
vir, est lié au mot
virtus (vir-tus), qui signifie, non pas la
vertu au sens moderne, mais la discipline, la qualité.
Sens antique
Cet idéal est représenté depuis dans les Arts, au même titre que la féminité.
Cette représentation de vertus morales s'est combinée avec une exaltation de la force physique au moment des migrations de peuples. A titre d'exemple, les femmes de la société franque admiraient les guerriers qui savaient exercer le lancer de la francisque.
Représentation
La virilité est transcendée dans les représentations diverses des types masculins (demi-dieux,
héros, nobles, etc.) mises en avant par les civilisations ayant contribué historiquement à la formation de l'Occident, alors que la féminité ne faisait pas l'objet d'une telle adulation : la femme et l'image de la femme qui lui est associée représente des
allégories ou d'autres vertus idéales, mais rarement la féminité en elle-même, ou une personnification telle qu'une héroïne.
Traits associés à la virilité
Rahan triomphera, oui un triomphe du tonnerre de zeus ; Il s'agit de représentations traditionnelles parmi les plus répandues.
La virilité est souvent associée à la puissance et la robustesse, ce qui tend à identifier les hommes à leurs capacités physiques et aux aptitudes psychologiques qui en découleraient (courage, énergie, etc.), de même que la féminité est souvent conçue comme un ensemble de caractères physiques et physiologiques associés à des aptitudes psychologiques en découleraient : chaque être humain détiendrait dans cette conception, partie des deux dimensions constitutives de l'être humain intimement liées. Bien qu'ayant une longue histoire, cette association est bien moins acceptée dans le monde occidental qu'autrefois.
La virilité, selon les sociétés, est associée à la force et au courage, à la résolution et à la constance, au respect de soi et au sens de l'honneur, etc. On l'attribue généralement aux hommes, quelquefois à certaines femmes, tantôt de manière positive (exemples de Romaines admirées pour leur constance et leur fermeté dans une société où il arrivait que les mères dussent éduquer leurs fils aux vertus militaires), tantôt de manière péjorative (une vir-ago : une femme qui a des qualités d'homme, viriles, morales et physiques - allure, taille ; le sens littéraire n'est pas nécessairement péjoratif, mais le terme signifie habituellement : femme autoritaire, harpie, mégère).
Comme la féminité, la virilité a ses qualités et ses défauts : la vertu étant pour les Anciens un idéal de mesure (cf. Aristote), ou une conformité à un ordre naturel (cf. stoïcismes), les déviances relatives à la virilité étaient dans l'Antiquité perçues de deux manières, suivant qu'il y avait excès ou défaut. La virilité par excès : la violence et l'agressivité inappropriée, le manque de subtilité dans la pensée, la vanité masculine de dominer, d'être le plus fort, etc., l'incapacité de reconnaître ses erreurs, surtout devant une femme, et le refus d'admettre quelque aspect que ce soit de sa personnalité qui pourrait être 'faible' (absence de pitié, d'indulgence, dureté inhumaine, etc). L'excès de virilité rapproche, dans l'esprit des Anciens, l'homme de la brute et de la bête. En sens contraire, le défaut de virilité rapproche l'homme de la femme ou de l'enfant : ce défaut se voit en effet qualifié d'efféminé, l'homme étant conçu, par exemple chez les Grec, comme une plénitude par rapport à l'imperfection féminine.
Cette 'imperfection' largement admise de la féminité dans son rapport à la virilité est visible par exemple dans l'expression française de sexe faible, expression qui se dit également sexe imbécile, c'est-à-dire faible (ancien sens du mot imbécile), et, étymologiquement, sans bâton (du latin in - bacullum), donc, dans cette conception, sans virilité.
Stress lié à la compétition
Perception d'une crise de la masculinité

Affirmation de la magnificence du corps masculin - 1855
La question de la crise de la masculinité, s'inscrit dans la crise des genres et de l'indentité.
Après les années 1970 et leur cortège revendicatif, la virilité fut associée au machisme tel que décrié pendant la révolution sexuelle. Cette idée de crise est subjective mais certains hommes la ressentent et l'expriment. Elle provient d'une inversion des valeurs liée à la promulgation des idées soutenues par les courants féministes dans le corps social, inversion qui a induit un questionnement identitaire relatif aux traits constitutifs de la virilité, tels que la volonté de domination [cf. genre sexuel, lien en bas d'article], qui n'auraient plus lieu de s'exprimer dans l'avènement de la société postmoderne.

Perception d'une crise de la masculinité
Ce questionnement a conduit pour un certain nombre d'hommes à des positionnements très différents entre eux:
- Une crispation identitaire, par exemple dans certaines bandes d'adolescents vivant en banlieue, associant la virilité à la délinquance et à la violence, en particulier à l'encontre des femmes et des transgenres.
- Un renoncement à toute forme d'affirmation masculine : hippies, babas cool, métrosexuelss, Transgenre.
- Une recherche d'un équilibre entre virilité, authenticité et sensibilité : l'hominisme.
Voir aussi